Titre français: Star Trek: Premier Contact

Equipe:
Durée: 110‘
Genre:
Date de sortie: 11/02/1997
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

FIRST CONTACT est le huitième opus de la saga cinématographique des STAR TREK. Il sort en février sur nos écrans, coincé entre un pathétique INDEPENDANCE DAY, un attendu MARS ATTACKS! et les trois versions remasterisées de STAR WARS. Décidément, 96-97 marque le retour en force de la science-fiction, des vaisseaux spatiaux et des aliens belliqueux.

rnCette fois, le capitaine Jean-Luc Picard et son équipage poursuivent, à travers le temps et l'espace, leurs ennemis jurés, les Borgs. Ceux-ci remontent dans le passé pour conquérir la Terre, en empêchant les hommes de découvrir l'hyperespace. Tandis qu'une partie de l'équipage descend sur la planète pour aider Zefram Cochrane à concrétiser le premier vol en hyperespace, les Borgs s'emparent de l'Enterprise.

Notre critique:

FIRST CONTACT table sur l’originalité et, bien sûr, sur la richesse de l’univers de Roddenberry. Un univers construit et consolidé par plusieurs centaines d’épisodes TV. Mais l’idée de génie du scénario est sans conteste la création des Borgs. Ils sont apparus pour la première fois dans la série des « Next Generation » dont ils constituent une des meilleures trouvailles. Mi-hommes, mi-machines, ils assimilent indifféremment êtres vivants et matière inerte. Quiconque tombe entre leurs mains est transformé en robot organique et relié à la conscience unique de la race. Une conscience personnifiée ici par la démoniaque reine Borg. Action et suspense sont au rendez-vous. L’histoire est nettement plus rythmée et plus méchante que les épisodes télévisés, et même que la plupart des précédents longs métrages. Voilà qui hisse ce huitième film bien au-dessus de ses prédécesseurs. rn

Si ce changement de ton est l’atout majeur de FIRST CONTACT, on y retrouve également les thèmes plus classiques qui ont fait la renommée de STAR TREK. Ainsi, l’aventure intersidérale est doublée d’une réflexion morale sur la vengeance, l’honneur et la renommée. Les dialogues sont nombreux. On y parle du courage et de l’amitié.
Les trekkies trouveront eux aussi leur compte. Les scénaristes leur ont réservé quelques clins d’oeil savoureux. Comme l’apparition fugitive du docteur holographique, par exemple. rn

Les effets spéciaux de FIRST CONTACT ont été réalisés par Industrial Light & Magic (TERMINATOR 2, JURASSIC PARK…). Les vaisseaux et les extérieurs spatiaux sont superbes. La scène de combat sur la coque de l’Enterprise – du jamais vu jusqu’à présent – mérite à elle seule le détour. Les images de synthèse ont gagné leurs lettres de noblesse. L’illusion est parfaite. rn

Débarrassé d’un capitaine Kirk encombrant, l’équipage de l’Enterprise se partage la vedette. Il est composé de personnages aussi exotiques qu’un androïde humanisé (Data) ou qu’un klingon (Worf). Après quelques années de tournage, les acteurs ont trouvé leurs bornes et ont épaissi leurs caractères, les rendant beaucoup plus crédibles. Seul maître à bord, le capitaine Jean-Luc Picard est le héros incontesté du film. Très convaincant, l’acteur shakespearien Patrick Stewart l’incarne avec poigne et sensibilité. Il lui donne des accents tragiques et le plonge dans une véritable crise de conscience. rn

FIRST CONTACT plaira à tous: trekkies ou simples amateurs de science-fiction. Il mêle divertissement et bons sentiments, dans un cocktail agréable d’images et de sons. C’est une chouette préparation à la SF débridée de Tim Burton (MARS ATTACKS!), un bon bol frais de vide intergalactique.

A propos de l'auteur

Journaliste