Titre français: Stanley Kubrick – a Life in Pictures

Equipe:
Durée: 140‘
Genre:
Date de sortie: 04/08/2001
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Ce documentaire a été réalisé en collaboration avec la famille de Stanley Kubrick. Il présente un portrait inédit du réalisateur, au travail et parmi les siens. Kubrick y est dépeint comme un homme passionné, loyal, drôle et passionnant. Mais aussi comme un perfectionniste maladif et un tyran insupportable!

 

Notre critique:

 

Stanley Kubrick nous a quitté en 1999, alors qu’il venait de serrer les dernières vis de son dernier film, EYES WIDE SHUT. Ce réalisateur mystérieux a vécu de nombreuses années presque reclus dans sa propriété anglaise, se dévouant totalement à son art, le cinéma. Génie visionnaire, artiste perfectionniste et avant-gardiste, la légende Kubrick semblait insaisissable. Le documentaire de Jan Harlan nous le présente sous un autre jour, celui de l’homme, un être passionné doublé d’un joueur d’échec d’exception. Un fin stratège qui n’hésitait pas à manipuler les autres… afin d’atteindre dans ses œuvres la perfection. Car ce qui ressort des nombreuses interventions présentes dans le film (Woody Allen, Christiane Kubrick, Sir Arthur C.Clarke, Shelley Duvall, Tom Cruise, Nicole Kidman, Paul Mazursky, Matthew Modine, Jack Nicholson, Malcolm McDowell, Steven Spielberg, Martin Scorcese, Sidney Pollack, Alan Parker, Sir Peter Ustinov, Douglas Trumbull, …), c’est que Kubrick n’a jamais œuvré pour lui, mais bien pour son art. Et c’est ce dévouement inconditionnel qui lui a permis d’atteindre les sommets que l’on sait.

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Le documentaire brosse son portrait en suivant sa carrière. C’est l’occasion de découvrir des extraits de ses premiers films inédits. Harlan aborde ensuite sa carrière « officielle ». Il rassemble pour chacun de ses films des membres de l’équipe (acteurs ou techniciens) et tente, avec eux, d’en cerner l’impact public et artistique. Le résultat est passionnant: outre les nombreuses anecdotes, il est riche en enseignements sur la technique de travail de Kubrick et sur le monde du cinéma en général. A ce titre, l’expérience de Malcolm McDowell sur le tournage d’ORANGE MECANIQUE est particulièrement touchante : l’acteur qui pensait avoir lié une amitié forte et durable avec Kubrick a été lâché du jour au lendemain par ce dernier, dès la fin du tournage.

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Ce documentaire gagne certainement à être vu sur grand écran. Avis aux amateurs !

 

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Journaliste