Equipe: Ashley Benson, Harmony Korine, Rachel Korine, Selena Gomez, Vanessa Hudgens
Durée: 92‘
Genre: Comédie dramatique
Date de sortie: 19/03/2013
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Brit, Candy, Cotty et Faith sont dans le même collège. Elles sont copines même si Faith se détache un peu des trois autres en étant un peu moins délurée. Leur point commun? Elles s'ennuient et cherchent de l'argent à tout prix pour financer leur projet de 'spring break' et passer quelques jours de folies, de soulographie et de sexe...

Notre critique:

SPRING BREAKERS va donc suivre quatre jeunes filles sur la pente de l’éclate totale sans contraintes, sans restrictions et surtout sans morale aucune. Quoi d’étonnant donc que pour cette descente dans la tête de jeunes filles qui se cherchent, on retrouve derrière la caméra et aux commandes du scénario, Harmony Korine, le scénariste du sulfureux film de Larry Clark, KIDS.

Mais pour que la sauce prenne bien et que la provocation soit totale, il fallait une distribution iconique par excellence… Et là, c’est le trait de génie puisque c’est un duo de jeunes filles bien en vue des adolescents qui occupe deux des rôles principaux.

Vanessa Hudgens, plus connue pour ses rôles dans la série de films (plutôt mièvres et inintéressants) HIGH SCHOOL MUSICAL, que pour ses rôles dans des films un peu plus ‘sulfureux’ comme THIRTEEN ou SUCKER PUNCH, interprète Candy, la délurée. Selena Gomez, connue comme égérie de Disney, pour la série HANNA MONTANA et des films totalement dispensables, interprète quant à elle la réservée Faith qui suivra cependant ses copines dans leur séjour de débauche. La distribution des quatre copines dans le vent est complétée par Ashley Benson, chanteuse, danseuse depuis son plus jeune âge et Rachel Korine, la femme du réalisateur.

Un peu à l’instar d’un NATURAL BORN KILLERS d’Oliver Stone, le gros défaut de SPRING BREAKERS n’est pas seulement de mettre en scène brillamment une distribution racoleuse et hautement identifiante mais surtout de conclure en glorifiant d’une certaine façon l’ensemble des débordements décrits pendant tout le film. Cette absence de point de vue ou de jugement lié justement à l’impact des interprètes sur les jeunes d’aujourd’hui reste un point très critiquable qui réduit considérablement l’intérêt du film.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...