Equipe: Angourie Rice, Chris McKenna, Erik Sommers, Jon Watts, Tom Holland, Zendaya
Durée: 129‘
Genre: Film fantastique
Date de sortie: 03/07/2019
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Ixtenco, Mexique. Nick Fury débarque dans une ville en ruine. Alors qu'un cyclone semble avoir ravagé la ville, mais Fury ne semble pas convaincu...

Notre critique:

Après des apparitions dans CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR, les deux AVENGERS (INFINITY WAR ainsi qu’ENDGAME) et son propre film, SPIDER-MAN : HOME COMING, voici que le jeune Peter Parker est de retour dans une suite plutôt attendue. Tout d’abord, même si HOMECOMING était un film plutôt correct, il n’a pas non plus suscité d’enthousiasme énorme et ce bien qu’il était de qualité supérieure aux films avec Andrew Garfield. Enfin, il s’agit du premier film Marvel depuis AVENGERS ENDGAME qui marquait la fin d’un cycle.

Cette fois-ci, Peter Parker part faire une petite virée culturelle avec sa classe. Exit New York, bienvenue l’Europe. Autant dire que le dépaysement est total car, le voir valser sur les toits de Venise plutôt que sur les murs des gratte-ciels de Big Apple, c’est quelque chose. Alors qu’ils sont donc en Europe, une menace va apparaitre, sous la forme d’un monstre d’eau géant. N’ayant pas son costume de Spider-man sur lui, Peter est plutôt limité pour tenter de régler la situation. C’est là qu’arrive un héros, rapidement surnommé Mysterio par la presse locale. Le monstre n’étant pas seul, la menace semble plus importante que prévue. L’aide du SHIELD est donc requise.

Dans l’absolu, ce nouvel opus Spider-man ne renouvelle pas grand chose. Il ne sort pas des carcans narratifs habituels. Gentils, menace, la Terre est en péril, des méchants, des innocents au milieu, c’est on ne peut plus classique. Heureusement, l’ensemble tient la route et est cohérent, suffisamment bien amené. Une ville équivaut à un affrontement avec un nouveau monstre, monstres qui sont de plus en plus forts. Dans cet environnement hostile, Peter fait face à plusieurs enjeux d’importance. Le premier, c’est de garder sa vie d’étudiant new yorkais, sa vie normale d’ado. En outre, il est amoureux de MJ et veut faire évoluer leur relation durant ce voyage. Il doit également gérer le fait qu’il est un super-héros et qu’il est de son devoir d’agir quand c’est possible. Enfin, un objet lui est confié par Nick Fury. Cet objet est d’une importance capitale et Peter devra en faire bon usage car, entre les mauvaises mains, cela peut faire des dégâts. Bref, il est pris en tenaille entre plusieurs positions et plusieurs rôles contradictoires et pas toujours conciliables. Il faudra faire des choix. En tout cas, SPIDER-MAN : FAR FROM HOME est probablement le film Spider-man des trois différentes sagas qui reflète le mieux ce qui se passe dans la tête d’un ado.

En plus des nombreuses scènes d’action, Marvel oblige, l’humour n’est pas en reste. Il provient principalement des personnages plus que des situations. Chacun à sa manière est drôle. Il y a tout d’abord Peter et ses camarades de classes. Son pote Ned, seul à être au courant de son identité cachée, a une bonne dynamique avec tout le monde, que ce soit Peter, MJ ou encore la jeune Betty. Le duo de professeurs accompagnant la classe produit aussi un ressort comique mais il est un peu moins efficace parce qu’un peu trop lourd.

C’est également très agréable de revoir le SHIELD dans un contexte « sans » Avengers, Spider-man étant finalement un personnage relativement neuf dans le Marvel Cinematic Universe.

Enfin, s’il y a bien un personnage qui va attiser, et attise déjà, les discussions, c’est Mysterio. Les amateurs des comics savent déjà de qui et quoi il s’agit, mais les différentes bandes annonces suscitent le débat.  Gentil? Méchant? Le film livre la réponse, et si elle est plutôt prévisible, elle n’en reste pas moins divertissante. Mysterio est loin d’être l’ennemi de Spiderman le plus intéressant des comics mais Jake Gyllenhaal lui fait honneur en livrant une solide prestation. Il va s’en dire que chacun membre du casting fait de l’excellent travail, Tom Holland, Zendaya (qui incarne MJ), Jacob Batalon (Ned) et Jon Favreau (Happy) en tête.

Si toute la partie technique est somme toute classique et sans intérêt particulier, il faut tout de même mentionner la musique signée Michael Giacchino qui signe la partition d’un film Spider-man pour la deuxième fois après SPIDER-MAN : HOMECOMING. Il semble s’éclater dans le monde du jeune Peter Parker et espérons qu’il rempile pour les suites.

Comme toujours, restez bien jusqu’à la toute fin du générique de fin. Les deux scènes post-génériques sont parmi les meilleures de ces dernières années et recèlent de surprises qui plairont inévitablement aux fans de l’homme-araignée.

Bref, SPIDER-MAN: FAR FROM HOME est un divertissement rafraichissant qui sort l’homme en rouge des sentiers battus. Il remonte un peu le niveau après un SPIDER-MAN: HOME COMING en demi teinte et laisse augurer de jolies choses dans le futur. En tout cas, la suite promet d’être excitante.

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A propos de l'auteur

Thibault van de Werve

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.