Durée: 95‘
Genre:
Date de sortie: 05/08/1997
Cotation: * (de ooo -restez chez vous- à **** -rdv de toute urgence au cinéma)

A bord de son super-camion de l'espace, Dennis Hopper doit transbahuter une cargaison dont il ignore tout vers notre belle planète bleue. En fait les containers qu'il transporte abritent des robots mille fois plus sophistiqués que le couple BHL/Arielle Dombasle. Ces robots à côté desquels Terminator fait figure de jouet Mattel doivent permettre à une pleine brochette de gens mal intentionnés de prendre le contrôle de notre belle planète bleue. Mais, et c'est là que les choses se napoléonisent (comprendre: "se corsent"), les vilains corsaires de l'espace sont attirés par cette cargaison guerrière. Autant dire que le voyage vers notre belle planète bleue ne sera pas de tout repos pour Denis Hopper et ses acolytes.

Transposer le monde des camionneurs américains dans l’espace, fallait oser. Stuart Gordon l’a fait.

SPACE TRUCKERS fleure bon la sci-fi bon enfant, pas farouche pour un sou, totalement décomplexée face aux super productions hollywoodiennes. Les moyens de départ sont relativement faibles (20 millions de $ tout de même) mais inversément proportionnels aux idées et à l’enthousiasme qui les préside.

C’est bédéesque en diable, souvent à pouffer (y a de ces dialogues, les aminches!), et toujours efficace dans les scènes d’action. Comme en plus les effets spéciaux sont plutôt jolis même si parfois ostentatoires, on aurait vraiment tort de ne pas se laisser aller au gré des fantaisies du scénario.

SPACE TRUCKERS finalement, c’est un peu comme si Besson n’avait pas eu beaucoup de sous pour faire THE FIFTH ELEMENT et qu’il avait dû remplacer cette carrence de moyens par des idées et un vrai point de vue sur l’histoire. Car à la base, le principe est vraiment semblable. C’est de la science-fiction débridée à haut potentiel farcicole. Dans un cas ça donne un objet rutilant, prétendûment drôle, mais incommensurablement creux. Dans l’autre, ça donne un objet pas toujours convenablement poli aux entournures mais jouissivement drôle, ce qui évacue le fait de trouver ça creux ou pas.

Une mention spéciale pour la volonté forcenée de Stuart Gordon à vouloir tenir compte des effets de l’apesanteur. C’est pas 2001 bien sûr, mais c’est méritoire et plus d’une fois à mourir de rire.

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Journaliste