Equipe: Alex Noyer, James Jagger, Jasmin Savoy Brown, Lili Simmons
Durée: 94‘
Genre: Film d’'horreur, Thriller
Date de sortie:
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Quand Alexis entend des sons, elle ne fait pas que les entendre, elle les voit également.
Et la première fois qu'elle en a vu un sa vie a entièrement changé...

 

Notre critique:

Une jeune pré-ado devenue sourde à la suite d’un accident recouvre l’ouïe dans une circonstance atroce et cela change complètement le reste de sa vie. C’est sur ce pitch très original que Alex Noyer réalise et scénarise son premier long métrage, SOUND OF VIOLENCE, un thriller horrifique présenté en avant-première internationale au Brussels International Fantasy Film Festival (le BIFFF, pour les intimes).

Alors qu’elle a subit un trauma très fort au moment de la récupération de son audition, Alexis est à la recherche de cette sensation envers et contre tout. Sorte de relation masochiste et bénéfique à la fois qui l’emmène sur des chemins peu empruntés. Et c’est clairement ce qui fait la force du film et qui en fait aussi sa puissance dérangeante et totalement intrigante.

Mais son originalité ne s’arrête pas là puisque c’est un des rares films qui présente une femme tueuse en série répondant aux schémas que l’on trouve habituellement chez les tueurs en série! Et le récit amène cela avec une telle précision et une telle évidence que le spectateur se trouve rapidement happé dans cette folie sadique et meurtrière.

Pour un premier film, il fallait s’oser sur une pente aussi risquée mêlant autant d’émotions contradictoires et jouant sur l’aspect visuel de la musique à l’écran. Alex Noyer y parvient cependant sans jamais tomber dans le ridicule mais en créant une oeuvre originale qui n’a pas vraiment de correspondance.

Il y a évidemment, comme souvent dans une première oeuvre, quelques failles qui en réduisent un peu la portée: l’enquête de la police semble être plus un faire-valoir qu’une réelle enquête et certains raccourcis scénaristique (la mutilation de la harpiste) sont trop invraisemblables et décrédibilisent un peu l’ensemble.

Côté interprète, Jasmin Savoy Brown est particulièrement impressionnante dans son rôle de tueuse en série, faisant parfaitement passer la jouissance qu’elle ressent à chacun de ses meurtres, avec un petit côté sadique qui fonctionne bien.

Si SOUND OF VIOLENCE n’est pas un film parfait, il pave néanmoins la route d’un réalisateur à suivre vu l’originalité de ses idées…

 

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A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...