Equipe:
Genre:
Date de sortie: 29/04/2003
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Gaspard aime le snowboard mais il aime aussi la gloire et la compétition. Son héros: Josh Atterssen, un champion plutôt adulé mais fâcheusement fantasque... Un jour, Josh repère Gaspard qui s'entraîne fébrilement chaque jour. Il lui propose de venir à Gstaad pour concourir pour le championnat du monde Air And Style. Mais Josh a aussi d'autres projets pour Gaspard...

Notre critique:

Le snowboard est clairement mode, jeune et branché. 3 mots qui devraient séduire n’importe quel producteur qui voit déjà les dollars des fans tombés dans son escarcelle. Et pourtant il aura fallu quatre ans à Olias Barco pour trouver du budget pour son premier long métrage. Le problème n’était peut-être pas dû au sujet mais bien au scénario.Car à part quelques belles images de montagne et de snowboard extrême qui feraient bonne figure dans un documentaire, SNOWBOARDER n’est rien de plus qu’un film relativement creux bourré de pub (on a droit à Hermès, Chanel et Nescafé) qui décrit un univers racoleur et factice. Un peu de musique techno pseudo énigmatique et tentant de rappeler celle de MIDNIGHT EXPRESS vient saupoudrer les sommets sur lesquels s’épanouissent les snowboarders ayant doublé les acteurs. Cela ne fait vraiment pas lourd et les pseudos dialogues avec de pseudos sous-entendus qui ne signifient rien de rien ne donnent pas plus de poids à cette sorte de Grand Bleu sans fond…

Côté interprètes, Grégoire Colin nous la rejoue dans le beau ténébreux sombre déjà vu dans les films de Claire Denis, Juliette Goudot est tout en charme enfantin et naïf et Clara Morgane (pour les X connaisseurs) nous gratifie d’un strip-tease tandis que Thierry Lhermitte fait un caméo référence aux Bronzés.

De l’Alpe d’Huez à Gstaad, SNOWBOARDER nous balade dans une histoire d’amour et d’initiation inintéressante tant elle est artificielle et prétexte à une série d’images vides de sens (comme le sont certaines scènes de sexe triviales). Seule la fin, un petit peu surprenante, parvient à atténuer une désagréable impression de vide global…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...