Equipe:
Durée: 103‘
Genre:
Date de sortie: 12/12/2000
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Après un gros vol de diamants, une bande de braqueurs, un émigré russe, un bookmaker violent, des boxeurs clandestins et quelques gangsters nullos se foutent sur la gueule.

Notre critique:

Dès son deuxième film, Guy Ritchie démontre ses capacités visuelles mais surtout ses limites scénaristiques. Snatch fait figure de photocopie de son premier long métrage: LOCK, STOCK AND TWO SMOKING BARRELS (imaginativement traduit en français par un ARNAQUES, CRIMES ET BOTANIQUE assez stupéfiant). Donc, d’un côté, SNATCH est une photocopie couleur car plus friquée, au casting plus fourni que son premier opus, avec, en têtes d’affiche américaines : Brad Pitt, Benitio Del Toro, Dennis Farina, sans oublier les habituelles tronches des adeptes du cinéma anglo-saxon déjanté. Après diagnostic, SNATCH ne s’avère être finalement qu’une photocopie noir et blanc, illustrant explicitement les difficultés du scénariste-réalisateur à se dépasser.

Sur une base presque similaire à LOCK… , Guy Ritchie esquisse à l’emporte-pièce une galerie de portraits, truands à la petite semaine. En les mélangeant tous dans un imbriglio mafieux de combats de boxe truqués et du vol d’un très gros diamant, Ritchie catapulte ses personnages les uns dans les autres en attendant leurs (explosives) réactions. Reste que cela fonctionne assez bien, grâce un travail purement cinématographique agréable. Si Guy Ritchie n’a rien à dire et emprunte évidemment énormément à l’industrie du clip, il sert ingénieusement le propos quant à lui très light.

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Journaliste