Equipe:
Durée: 103‘
Genre:
Date de sortie: 05/10/1999
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Ray Joshua, mi-poète mi-rappeur, est incarcéré pour détention de drogues. En prison, il rencontre un professeur de littérature, Lauren Bell, qui le pousse à cultiver jusqu'au bout son don de poète.

Notre critique:

Véritable discipline artistique outre-Atlantique, le slam consiste à improviser une prose poétique sur une rythmique de rap et de hip-hop. Les compétitions de slam, au cours desquelles les poètes s’opposent uniquement à travers des mots et des émotions, commencent au niveau local et culminent, chaque année, dans un grand concours national.rn

Caméra d’Or au Festival de Cannes de 1998, grand prix du Jury au Festival de Sundance la même année, SLAM arrive enfin sur nos écrans. Monté autour d’une trame classique (un jeune noir emprisonné découvre la liberté et l’amour grâce à une jeune femme professeur de littérature), SLAM se distingue par ses personnages et les émotions qu’il nous transmet. SLAM secoue, bouleverse, passionne. C’est une ode à la liberté et à la vie, un cri de libération survolté qui réveille nos sentiments.

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Un cri qui ne pouvait trouver de meilleur support que celui du slam, un art instinctif, affranchi et magnifique. A l’image de l’extraordinaire Saul Williams, époustouflant d’énergie et de naturel. L’acteur noir s’éclate et nous transporte, que ce soit dans ses prestations de slam ou dans les dialogues. Sonja Sohn lui donne la réplique avec sincérité, parvenant à imposer son personnage au bon moment, sans jamais porter ombrage à son partenaire. Les deux acteurs parviennent à équilibrer leurs deux personnages principaux. Pas étonnant qu’ils aient été primés ensemble (au breakthrough award 1998).
Troisième pilier du film, le réalisateur Marc Levin adopte un ton de documentaliste, renforçant l’impression de réalité et donnant corps à la banlieue new-yorkaise sans sombrer dans le misérabilisme. Levin n’hésite pas non plus à s’appuyer sur ses interprètes. Avec beaucoup de clairvoyance.

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SLAM est un film parfait et nécessaire. Un film indispensable, prônant l’amour parfait, l’amour de la vie.

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Journaliste