Equipe:
Durée: 102‘
Genre: Thriller
Date de sortie: 16/09/2014
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Samedi soir. Marv est dans son bar favori reluquant comme d’habitude le spectacle de charme de Nancy. Alors qu’il prend l’ai un instant à l’arrière du café, une bande de jeunes richards s’en prend à des clodos...

Notre critique:

Frank Miller est bien connu dans le monde des comics pour son côté sombre qu’il a exploré très loin dans la série Sin City. Robert Rodriguez est bien connu dans le monde du cinéma pour son côté enfant terrible, copain de Tarantino, et surtout pour ses mises en scènes très dynamiques et inventives. Leur premier travail commun sur SIN CITY avait marqué les esprits et le public par cette impression étonnante d’un univers de BD plaqué directement et avec talent dans un univers de cinéma.
Ils remettent donc tous les deux le couvert pour ce SIN CITY: A DAME TO KILL FOR qui reprend les mêmes tiques et le même travail sur la forme afin de coller à l’univers de Frank Miller. Donc pas de surprise à ce niveau-là, ni d’ailleurs au niveau du récit: une histoire d’amour et de vengeance dans une société corrompue par le mal et la brutalité.
Réservé à un public de connaisseurs de Frank Miller, cette histoire de sueur, de sexe, de sang et de vengeance où les hommes sont des hommes à 150% et les femmes des femmes fatales à 300% sent le polar noir (un pêché avoué de Miller) jusqu’à l’écoeurement pour le plus grand plaisir des amateurs (dont nous faisons partie). Et même si, quelques fois, des scènes traînent en longueur parce que l’on sent que Rodriguez a voulu se faire plaisir, on reste fasciné par le talent qui surgit d’une forme parfaitement maîtrisée et assumée par les deux grands artistes.
Et bien sûr, on pourra trouver que l’exercice relève de la pure forme dénuée de tout sens, bien sûr, on pourra dire que la violence à l’état graphique n’excuse pas la violence pour elle-même, mais il faudra bien admettre au final que l’exercice a du sens et de la cohérence par rapport à l’univers graphique et sombre d’un Frank Miller… Et ça, c’est l’essence même de SIN CITY…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...