Equipe:
Durée: 119‘
Genre: Film d’'horreur
Date de sortie: 25/04/2006
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

En pleine nuit, Christopher et Rose cherchent Sharon qui a disparu de sa chambre. Ils la retrouvent en pleine crise de somnambulisme, délirante et criant: " Silent Hill, ma maison...". Pour briser ces cauchemars qui minent leur fille adoptive, Rose décide d'emmener seule Sharon dans la ville fantôme de Silent Hill...

Notre critique:

Dans la série ‘j’adapte une jeu vidéo sur grand écran’, voici SILENT HILL, le film du jeu… Après les RESIDENT EVIL et autres DOOM, c’est à nouveau un des grands jeux vidéo du 20e siècle qui bénéficie d’une transcription en long métrage.

Au scénario, Roger Avary -à qui l’on doit quelques sketchs de PULP FICTION mais aussi la réalisation et l’écriture de KILLING ZOE-, derrière la caméra, Christophe Gans (LE PACTE DES LOUPS, CRYING FREEMAN), tous les deux grands fans du jeu vidéo, ont réussi le difficile pari de la transposition d’un univers aux possibilités multiples en un récit unique et linéaire. Rien que pour cela, ils méritent nos félicitations.Gans, par une mise en scène astucieuse, jouant des plongées, des contre-plongées, par une utilisation du son et de la musique et enfin par une accumulation d’effets spéciaux en adéquation avec l’histoire, parvient à plonger réellement -à immerger totalement même- le spectateur dans l’atmosphère de cauchemar psychologique du jeu de Silent Hill. En choisissant de guider Rose au travers de l’univers de Silent Hill par des éléments qu’elle découvre au fur et à mesure, Avary a reproduit intimement la mécanique du jeu en l’adaptant pour le cinéma.

Les effets spéciaux sont excellents et donnent chair au cauchemar. Les murs qui s’effritent ou qui se reconstruisent, le bourreau à tête de pyramide métallique, le final dans l’église sont autant d’éléments effrayants et très réussis qui confèrent au film une atmosphère malsaine seulement atteinte dans le premier HELLRAISER.

Seule épine dans cette pellicule gore bien torchée, un rythme rompu de temps à autre par des longueurs censées servir le mystère mais qui hélas gênent fortement une lecture plus tendue. Mais que ce petit raté n’empêche pas les fans d’aller voir ce film qui est très proche d’être l’une des meilleures adaptations de jeux jamais réalisée…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...