Equipe:
Durée: 90‘
Genre: Dessin animé
Date de sortie: 03/07/2001
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

L'ogre Shrek, monstre vert, cynique et malicieux, vit en ermite au coeur des marais. Lorsque des créatures féeriques bannies par le méchant Lord Farquaad envahissent son Eden glauque, Shrek est bien obligé de leur trouver un asile pour préserver sa solitude. Il conclut un accord avec Farquaad, promettant à ce dernier d'arracher sa fiancée, la gente Princesse Fiona, des griffes d'un abominable dragon. Mais la belle cache un secret encore plus terrifiant, qui va entraîner Shrek et son malicieux compagnon l'âne dans une palpitante aventure...

Notre critique:

Disons-le sans ambages: SHREK est la perle de cet été! Enfonçant THE MUMMY RETURNS ou encore PEARL HARBOR au box office américain (et c’est heureux vu la qualité plutôt médiocre de ceux-ci), il engrange les dollars (215 millions à ce jour) qui permettront aux studios de nous en faire un deuxième ou un troisième, et c’est tant mieux!

Les studios Dreamworks (Spielberg, Katzenberg, Geffen) avaient déjà montré leur savoir faire face à Disney dans des productions aussi diverses que THE PRINCE OF EGYPT, THE ROAD TO ELDORADO, CHICKEN RUN ou dans le domaine de l’animation 3D, ANTZ. Avec SHREK, ils s’attaquent directement au quasi-monopole de qualité et de drôlerie tenu par le couple Pixar-Disney dans les Toy Stories. Et non seulement ils attaquent, mais ils gagnent, car leur gros ogre vert écrase tout sur son passage, tant sur le plan du réalisme que de l’humour.

Côté animation, l’équipe de PDI/DreamWorks a mis le paquet et a amélioré ses différents logiciels utilisés sur ANTZ. Ainsi les mouvements faciaux et oculaires, le rendu de l’épiderme, des poils et des cheveux sont devenus plus subtils, tandis que les décors (arbres, prairies, etc) subissent les mouvements du vent et reflètent les divers changements qui peuvent altérer son apparence.

Mais si l’on sait que la technique évolue à une vitesse vv’ et que demain un film encore meilleur sur ce plan risque de sortir, le spectateur sait aussi intuitivement qu’un bon scénario est à la base d’un bon film. Et à ce niveau, SHREK intègre des niveaux de lecture suffisamment différents pour ravir grands et petits. L’attaque directe et le détournement des codes propres aux contes de fées est une réussite absolue (la présentation des princesses sous forme de lots de concours télévisés est à mourir de rire) ! Il faut aussi souligner les piques beaucoup plus sous-jacentes contre l’univers Disney (l’entrée de Shrek dans le château-village de Lord Farquaad rappelle fortement les Disney World…), même si Jeffrey Katzenberg relègue cela au second plan…

Comme toujours, précipitez-vous pour voir la version originale, dans laquelle vous retrouverez les voix de Mike Myers (Shrek), Eddie Murphy (en âne) et Cameron Diaz en princesse plutôt délurée, tandis qu’Alain Chabat donne de la voix d’ogre vert dans la version française.

Bien sûr, comme dans tout bon film américain digne de ce nom, la morale est sauve et le bon droit triomphe. Mais une fois n’est pas coutume, c’est dit avec tant d’humour et enrobé dans un superbe emballage que l’on ne fera pas (trop) les difficiles. A voir en famille, même si les parents risquent d’encore plus apprécier que les enfants!

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...