Equipe:
Durée: 95‘
Genre:
Date de sortie: 13/07/1999
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Zack est parfait : il est chef de classe et capitaine de l'équipe de foot. Il aime Taylor, une blonde sexy snob et égoïste. Mais Taylor ne l'aime pas. Elle met fin à leur idylle pour se jeter dans les bras de Brock Hudson, un acteur de soap graveleux. Bien sûr, Zack déprime. Il n'a plus confiance en lui. Espérant le ridiculiser, son pote Dean lui lance un défi: pour prouver qu'il n'a pas perdu son charme, Zack doit transformer une fille prise au hasard en reine de la promotion! Dean choisit Laney, une souillon mal fringuée qui peint des tableaux dépressifs et fuit les garçons. Zack accepte, c'est une question d'honneur.

Notre critique:

Au départ, une romance parfumée à l’eau de rose pour adolescentes en fin d’examen. A l’arrivée, une petite comédie plutôt sympathique qui dilue sa morale couleur guimauve dans quelques chorégraphies bien huilées. En somme, un divertissement estival un chouïa au-dessus de la moyenne. rn

Des débuts cinématographiques risqués pour le réalisateur de télévision Robert Iscove. Il sauve de justesse ce scénario ticket de bus du gadin assuré grâce à sa passion: la danse. Etudiant à l’Ecole Julliard, Iscove intègre en effet quelques chorégraphies personnelles qui apportent tantôt faste, tantôt humour, à un film qui eut été bien fade en leur absence. Iscove a le mouvement dans la peau, sa caméra est fluide et inventive. Sa mise en scène est originale et suffit à nous maintenir en alerte.

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Au générique, on découvre une belle brochette de jeunes talents, tout juste échappés des films d’horreur: Freddie Prinze Jr. (Zack) explore des registres un peu plus larges que ceux des SOUVIENS-TOI L’ETE DERNIER; Matthew Lillard (Brock), tueur dans SCREAM, creuse son sillon et épingle dans son curriculum un nouveau rôle d’allumé; enfin, Jodi Lyn O’Keefe (Taylor) se la joue bourgeoise insupportable plutôt que victime hurlante (H20). Seule Rachael Leigh Cook (Laney) échappe à la règle, malgré une filmographie conséquente (onze films en trois ans). Pas grave, son charme ordinaire et son élégance innée comblent cette prétendue lacune.

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Certes, SHE’S ALL THAT n’est pas un chef-d’oeuvre. Il a pourtant l’avantage d’être agréable à regarder et d’être innocemment gentil. Une qualité, dans ce monde de brutes!

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Journaliste