Equipe:
Genre:
Date de sortie: 12/02/2002
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Hal Larsen est le type superficiel! Pour lui, la beauté, c'est chez les top-models ou dans les pages de Playboy qu'elle se trouve. Ce qu'il regarde d'abord chez une femme, c'est tout sauf son regard! Pas question pour lui de sortir avec autre chose qu'un canon au physique de rêve. Mais à la suite d'une séance d'hypnose improvisée, Hal change radicalement sa vision des femmes. Il voit enfin (et uniquement) leur beauté intérieure. C'est alors qu'il croise le chemin de Rosemary, une jeune femme obèse qui travaille bénévolement pour un organisme d'entraide aux pays en voie de développement. Hal, imaginant que la gentillesse et le sens de l'humour de Rosemary ne peuvent rimer qu'avec extase et nirvana au féminin, on tombe instantanément amoureux. C'est le début d'une romance idyllique...

Notre critique:

Après les bidonnants SOMETHING ABOUT MARY et ME, MYSELF AND IRENE, les frères Farrelly nous emmènent au pays des obèses avec SHALLOW HAL. Et la déception est sans conteste de mise!

Les Farrelly ne sont plus! Leur mordant a perdu toute sa dentition et leur acide ressemble à du jus de citron. Cette volonté de faire plus sage est d’ailleurs totalement revendiquée par les frères cinéastes. Suite à leurs deux dernières fictions interdites aux enfants, ils désiraient brasser large pour contenter le plus de monde possible (et principalement leur producteur). Le résultat s’en fait nettement ressentir. Scénario gentiment bateau et totalement moral; l’humour caustique si caractéristique de nos trublions ne pointe que trop rarement le bout de la langue et l’ensemble tient du divertissement familial vaguement insolent. Heureusement, Gwyneth Paltrow tient parfaitement son contre-emploi et apparaît à la fois plus jolie et plus imposante que jamais. Tout est bien qui finit bien, sans plus!

Regarder un Farrelly sans douter un instant de l’épilogue, dans le contexte cinématographique actuel, ça devient effrayant, non?

A propos de l'auteur

Journaliste