Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 12/08/1997
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Bobby Bishop, jeune conseiller cool du président, a tout pour être heureux. Il a le privilège d'être un des rares que l'homme d'état écoute, et est respecté de tous. Le jour où un de ses anciens professeurs le contacte, sa vie bien huilée s'écroule : en l'espace de quelques heures, il devient la cible d'une bande d'odieux tueurs. Tout cela parce qu'il a découvert, par hasard, un complot visant à abattre le président. Pour remettre les pièces du puzzle en place et démasquer les troubles fêtes, il a besoin de l'aide d'Amanda Givens, une journaliste fouille-merde qui en sait beaucoup.

Notre critique:

Courses poursuites. Fusillades pétaradantes. SHADOW CONSPIRACY est un film d’action avant d’être un film d’espionnage. L’intrigue est des plus limitées et colle parfaitement au canevas classique du genre. Les rebondissements sont extravagants, attendus, et font peu de cas de la vraisemblance. Georges Cosmatos (RAMBO II, COBRA, TOMBSTONE) n’a pas la subtilité dans la peau. Il privilégie le rythme et le convenu. SHADOW CONSPIRACY s’avale comme un hamburger de chez Mac Do.

rn

Là où cela devient amusant, c’est quand ce spécialiste du fight violent et primitif se met en tête de soigner son look et de s’inspirer de grands classiques du film noir, tel le TROISIEME HOMME de Carol Reed. Il placarde d’immenses ombres déformées sur le moindre pan de décor. Dans le film de Reed, les ombres menaçantes contribuaient à la tension du film, et au mystère sous-jacent. Ici, elles ont un look dessin animé, presque jouissif.

rn

Comme s’il n’en avait pas encore assez fait, Cosmatos décide de tourner la plupart des scènes dans des sites historiques de Washington DC. SHADOW CONSPIRACY se transforme en une sorte de ballade touristique insolite, qui profite de la moindre rencontre entre deux personnages pour nous présenter un nouveau monument. Le guide Michelin du cinéphage, en quelque sorte…

rn

Côté casting, pas de surprises. Cosmatos va pêcher un habitué du genre: le grand Donald Sutherland (merveilleux dans Citizen X), à qui il donne un énième personnage de traître. Dans ses pattes, un tandem surprenant: Charlie Sheen (THE ARRIVAL et YOUNG GUNS) et Linda Hamilton (la madame des TERMINATOR). Si leur jeu est acceptable, ils ne peuvent malheureusement pas épaissir des personnages aussi plats qu’une ombre portée sur un mur.

rn

Malgré toute sa panoplie de défauts, SHADOW CONSPIRACY est pourtant infiniment drôle. Certes, on rit au second degré des multiples bourdes, mais qu’est-ce qu’on rit ! Et puis, on ne s’ennuie pas. Bon petit moment de loisir lobotomisant, SHADOW CONSPIRACY dégage une naïveté qui fait finalement plaisir à voir. Difficile de résister.

A propos de l'auteur

Journaliste