Equipe:
Durée: 110‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 29/11/2005
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

500 ans dans notre futur. River Tam est une médium. Maintenue prisonnière dans un centre spécialisé qui tente d'étudier et de se servir de ses pouvoirs, elle est libérée par son frère qui a réussi à se glisser dans le centre sous une fausse identité. Le capitaine Malcolm Reynolds, un vétéran de la guerre civile galactique qui vit de pillages et de rapines avec son équipage, recueille River et son frère Simon. Ce qu'il ignore c'est qu'ils sont tous les deux recherchés par l'Alliance Universelle qui fera tout pour récupérer River qui détient sans le savoir des secrets terribles...

Notre critique:

Basé sur la mini-série FIREFLY, SERENITY est un film de SF plutôt étrange. Oscillant entre un humour (qui tombe souvent à plat) et une SF sérieuse et politique, le récit manque fameusement de cohésion…

C’est en 2002 que Joss Whedon, le créateur de BUFFY, a écrit la série Firefly dont la diffusion a malheureusement été stoppée au 11e épisode (la série en comptait 14) par Fox TV. Fort d’une masse de fans furieux d’avoir perdu leur série, Whedon s’est donc lancé dans l’écriture et la réalisation de ce long métrage en étant certain du succès… Sorti le 30 septembre aux US, on ne peut pas dire que jusqu’ici le box office lui donne vraiment raison.

Mais peu importe… Car si SERENITY fleure bon le space opera de papa -et se paie même le luxe d’une énergie peu commune dans la réalisation- il sent hélas un peu trop le bric et le broc de sa conception. Il mélange des effets spéciaux et des scènes d’action réussis avec des huis clos dans des décors de cartons pâtes et des dialogues à deux cents. Et c’est cela qui est dommage. Car on sent que la volonté du réalisateur était de donner au spectateur une grande fresque de SF comme on n’en voit plus depuis le premier STAR WARS.

L’interprétation elle-même n’est pas toujours à la hauteur surtout du côté de Nathan Fillion (Malcolm) et du méchant tueur de l’Alliance Chiwetel Ejiofor qui semblent prendre une certaine distance entre eux et leur personnage. On regrettera donc toutes ces petites maladresses qui finissent par gâcher le plaisir que tout fan de SF pourra trouver par ailleurs dans cette production décidément bien étrange…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...