Equipe:
Durée: 91‘
Genre:
Date de sortie: 30/01/2001
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Anna Battista, jeune actrice italienne de renommée internationale, se partage entre sa carrière, sa quête d'amour et ses aspirations de réalisatrice. Mais elle est dévorée par ses démons intérieurs.

 

Notre critique:

Asia Argento s’offre dans tous les sens du terme, en long comme en large, dans SCARLET DIVA, odyssée hallucinée et clairement autobiographique de l’actrice et fille de Dario Argento, cinéaste italien qui a donné ses lettres de noblesse au giallo. Elle y dresse le portait d’une actrice tout aussi paumée dans son métier que dans ses sentiments. Témoignage en forme d’exorcisme, SCARLET DIVA met en avant une femme trouble et troublée par sa propre existence. A coups de gueule et d’angoisses, Asia, l’actrice, se livre au regard d’Asia, la réalisatrice, dans un trip charnel où tous les éléments du star-system s’entrechoquent. Entre quelques séquences référentielles à l’univers de son paternel et un regard vers le futur du cinéma (le film est tourné en caméra digitale), sans oublier quelques figures de style (une fin christique en forme de rédemption, attention Abel Ferrarra n’est pas loin !) et une alternance rythmique secouante, Asia se jette sur l’écran telle quelle.

En finale, ce drôle de film s’apparente à la purification d’une actrice par un de ses principaux vecteurs de communication : le cinéma, plutôt qu’à une oeuvre totalement fondée et aboutie d’une cinéaste en devenir.

 

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