Equipe:
Durée: 101‘
Genre: Drame
Date de sortie: 29/12/2009
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Australie. Samson, un jeune aborigène, vit dans un baraquement miséreux et passe ses journées à ne rien faire. Delilah, quant à elle, s'occupe de Kitty, sa grand-mère, et l'aide à peindre de splendides peintures aborigènes pour un blanc du coin qui les exploite...

Notre critique:

Caméra d’or à Cannes 2009, SAMSON & DELILAH est le premier long métrage de Warwick Thornton. Véritable claque dans la gueule, ce film est avant tout une dénonciation terrible du mal être qui règne chez les jeunes aborigènes. Ceux-ci semblent non seulement désoeuvrés mais sont également rejetés par les plus anciens de la tribu (ils se feront même bastonner par les plus âgés)…
Warwick Thornton réussit le tour de force de proposer une fiction pratiquement sans paroles en prenant le temps de mettre ses deux personnages principaux en situation et en les installant dans une routine quotidienne bien mise en scène. Il montre parfaitement la lente descente aux enfers de ces deux jeunes gens qui, rejetés d’un côté par les leurs, vont chercher dans la ville une solution à leur survie. Malheureusement la ville ne sera qu’une déchéance de plus pour ces deux amoureux improbables.
SAMSON AND DELILAH est un film fort dont il est difficile de sortir intact tant il nous assène une déchéance que l’on sait due principalement à la colonisation et aux effets pervers de la rédemption que cherchent à tout prix les blancs.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...