Equipe:
Durée: 124‘
Genre:
Date de sortie: 14/06/2005
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le cheveu en bataille, le teint buriné et le biceps gonflé, explorateur, scientifique et aventurier selon son humeur, alors qu'il baroudait dans le Nil en pleine mission archéologique, Dirk Pitt sauve la vie à la jeune et jolie Eva Rojas, doctoresse pour l'OMS. A la recherche d'un vaisseau fantôme de la guerre de Sécession mystérieusement disparu dans la région du Sahara avec sa cargaison secrète, Pitt et son inséparable acolyte Al Giordino, décident de continuer leur route en direction de l'Afrique de l'ouest en remontant le fleuve. Une aubaine pour Eva qui justement a besoin de se rendre au Mali pour poursuivre son enquête sur une dangereuse épidémie qui est en train de contaminer toute la région.

Notre critique:

Sans doute bercé quand il était petit par les aventures de ce bon vieil Indiana Jones, Breck Eisner (fiston du futur ex-PDG de Disney et poulain de Tonton Spielberg) n’a sans doute pas hésité une seule fraction de seconde entre le gros machin pyrotechnique d’aventures et le drame intime socioculturel lorsque on est venu le voir avec la coquette somme d’environ 130 millions de dollars pour réaliser son premier film. SAHARA est donc le résultat des travaux appliqués de ce jeune réalisateur qui visiblement semble avoir respecté au point et à la virgule près le cahier des charges de ce genre de produit où le plus difficile semble d’arriver à faire exploser un maximum de trucs en un peu plus de deux heures.

Un cadre exotique avec chameaux et dunes à perte de vue pour justifier le titre, une jolie fille en détresse pas trop bête à la recherche d’une paire de biscotos pour l’épauler pour le côté glamour, deux aventuriers américains jusqu’au bout de la pataugas qui se sortent de toutes les situations surtout les plus invraisemblables entre deux pétarades et une vanne, voilà pour les ingrédients de base. Ajoutez-y une contamination bactériologique imminente, des dirigeants africains forcément corrompus, des méchants vraiment pas sympatoches du tout ainsi qu’un pauvre peuple en détresse et nous voilà plongés immédiatement au cœur de l’intrigue cornélienne. Bref vous l’aurez compris, SAHARA n’est rien d’autre qu’un film d’aventures et d’explosions où les coïncidences éléphantesques du scénario sont là pour rappeler au spectateur qui aurait tendance à prendre la chose au sérieux que tout ça est parfaitement superficiel et se veut juste fun. Ca fait cher le tas de sable, la blague à la minute et le litre de sueur me direz-vous…

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Journaliste

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