Titre français: Tête de boeuf

Equipe:
Durée: 120‘
Genre: Drame policier
Date de sortie: 01/02/2011
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Limbourg, Belgique. Dans une ferme, Jacky, un jeune homme balèze, menace un vieux fermier.
Zeebrugge, Belgique. Dans le port, la nuit, un trafic de viande a lieu au nez et à la barbe de la police.

Notre critique:

Au premier abord, RUNDSKOP fleure bon le trafic de viande et d’hormones en tout genre et nous dépeint une Belgique bourrée de produits dopants depuis Waremme jusqu’en Flandre Occidentale en passant par le Limbourg. Et puis, le meurtre d’un flic au milieu de ce trafic sordide réoriente le récit policier vers le personnage de Jacky qui dès sa plus jeune enfance a subi une violence tant mentale que physique…
Et RUNDSKOP devient alors l’histoire de Jacky sur fond de trafic d’hormones. Le parallèle entre les boeufs et Jacky est évidemment flagrant et ce personnage bourré, lui aussi, aux hormones devient une bombe à retardement de testostérone et d’agressivité qui entraînera le récit vers une fin sans issue pour lui…
Très cru, plutôt violent, avec un découpage plutôt classique et une certaine lenteur dans le récit, le premier long métrage de Michael R. Roskam bénéficie de la prestation absolument remarquable de Matthias Schoenaerts (PULSAR, LINKEROEVER), étoile montante du cinéma belge, acteur à transformation et aux rôles plutôt difficiles…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...