Equipe:
Durée: 115‘
Genre:
Date de sortie: 07/12/1999
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Ike Graham, journaliste new yorkais en panne d'inspiration, apprend l'histoire de Maggie Carpenter : celle-ci aurait la fâcheuse habitude de plaquer ses futurs ex-maris devant l'autel et le prêtre. Trop content de pouvoir boucler son journal, il décide d'aller à la rencontre de l'intrigante.

Notre critique:

Il y a neuf ans le PRETTY WOMAN de Gary Marshall enchantait les foules avec son conte de fée moderne: un briseur d’entreprise offrait un bouquet de fleurs à une prostituée. C’était si beau, si pur, si romantique ! Richard Gere relançait une carrière molle et l’on découvrait la fraîcheur toute feinte de Julia Roberts. A la demande des deux protagonistes, Marshall a repris du service pour les réunir devant la caméra dans une comédie romantique aussi inepte que la précédente. Elle a au moins un avantage : son histoire sent moins de la bouche.

Donc, un éditorialiste new-yorkais réputé pour sa misogynie (toute fabriquée, comme beaucoup de choses dans cette histoire) bidouille un article sorti d’une histoire de bistrot à propos d’une campagnarde qui plante ses maris devant l’autel. Sa prose testostéronée et imbécile lui vaut le renvoi immédiat. Décidé à retrouver sa place, il retrouve la bouseuse pour prouver ses dires. Bien sûr il tombe amoureux d’elle, bien sûr ils vont se marier, bien sûr elle le plante devant l’autel, bien sûr le film finit bien.

L’optimisme est béat, l’histoire est irréelle et parfaitement balisée, les bons mots affluent comme dans un catalogue. Cela est inhérent au genre :  » comédie romantique sophistiquée « . Mais on ne peut pas dire que RUNAWAY BRIDE l’illustre toujours avec bonheur. Tout est forcé, tout sent la volonté laborieuse de faire rire et d’enchanter. Il y a bien quelques impros qui apportent un peu de fraîcheur (quelques minutes pas plus, où l’on rit de bon coeur). Pour le reste, la loi est faite par les poncifs de sitcom : opposition citadins/campagnards, misogyne/mangeuse d’homme, festival de gueules hahahesques…

Par doses de 26 minutes à la télé, c’est passable. Mais pour bloquer une soirée cinéma, c’est plutôt maigre.

A propos de l'auteur

Christophe Bruynix
Journaliste

Lorsqu'il ne gère pas la présence web de ses clients, Christophe Bruynix dévore de la fiction sous toutes ses formes. Le temps restant, il photographie, médite, soulève des poids lourds, se débat contre un "régime flexible" (fichus carbs), et il imite très bien Godzilla.