Equipe:
Durée: 97‘
Genre:
Date de sortie: 17/11/1998
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Pas joyeuse, la dernière production belge. Le premier film de Patrice Toye est une histoire universelle sur la folie quotidienne. Celle d'une fille de treize ans, Rosie, vivant dans son propre univers avec ses propres repères. Un monde sans rupture où la réalité embrasse les rêves. Une sphère où Rosie est une tsarine attendant son prince. L'environnement rude et gris du petit flat étroit dans lequel elle vit avec sa mère au coeur d'un quartier populaire n'entame en rien les désirs de cette adolescente en proie à ses démons intérieurs...

Notre critique:

Entre féerie onirique et réalisme cru, ROSIE est une oeuvre tout en contrastes. La réalité brutale d’une misérable vie tamponne avec virulence l’imagination enfantine. La réalisatrice nous implique directement dans les relations fictives ou réelles de la jeune héroïne. Elle mêle les deux mondes parallèles, non sans éviter complètement un aspect un peu nébuleux.

Aranka Coppens campe cette Rosie, un personnage inquiétant et émouvant, avec les maladresses d’une actrice inexpérimentée, et insuffle par ce biais une tendresse particulière à une fille facilement détestable. Si ROSIE frôle par moment le misérabilisme des années quatre-vingts et son quota d’emmerdes familiales, cette fiction n’étouffe en rien les fantasmes d’une gamine en pleine puberté et son jusqu’au-boutisme. La composition musicale de John Parish, brillant auteur de la scène de Bristol (Portishead), soutient parfaitement l’onirisme d’une oeuvre néanmoins très amère.

A propos de l'auteur

Journaliste