Titre français: Romeo et Juliette

Equipe:
Durée: 120‘
Genre:
Date de sortie: 15/04/1997
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Notre critique:

Certes, le soundtrack de ROMEO + JULIET ne pourra pas éviter l’étiquette mode que lui affubleront certains critiques. Mais au-delà de tous les fashion-prétextes servant à descendre ce genre de soundtrack (sic SPACE JAM), il faut reconnaître qu’en plus de regrouper quelques formations incontournables de nos jours, il en ressort une symbiose parfaite avec le film et son thème.

Garbage, Gavin Friday, One Inch Punch, Radiohead, Des’ree, The Cardingans … ils ont tous été quasiment épaulés ou chaperonnés par un des membres du trio Hooper-De Vries- Armstrong (ceux qui se sont également occupés de la composition du score). Qu’ils aient produit, composé ou mixé les titres, leurs choix n’étaient pas innocents. Les textes collent aux scènes et le panel musical de ces groupes représente un feu d’artifice musical au sein d’une oeuvre rescellant le même genre d’explosion dans son thème pourtant classique. Rythmant l’histoire et son débit, les chansons ne sont jamais sur-exploitées et laissent toujours de la place pour l’émotion pure. Les morceaux de Des’ree, Garbage et Gavin Friday sont incontournables et très impressionnants par la force et le désespoir qu’elles dégagent.

Rarement ce genre de soundtrack aura atteint ce degré de réussite. Le film n’existerait probablement pas sans cette présence musicale.

WILLIAM SHAKESPEARE’S ROMEO + JULIET (OST Nele Hooper, Craig Armstrong & Marius De Vries – 65’49’’- ****)

Non content de s’être occupé des chansons, Nele Hooper a composé le score général du film. Hooper s’est adjoint les collaborations de Craig Armstrong et Marius De Vries. Leur travail est simplement remarquable.

Dance, western, mélo, chorale, action, disco, classique… bien des genres musicaux s’y entrecroisent. Des sonorités de tous âges s’y mêlent pour former une entité musicale cohérente. Si les années nonante ont supervisé l’ensemble des compos, elles ne les ont pas dénaturées. Des plages superbes et classiques comme «Mercutio’s Death» et «Slow movement» au rap dur de «The Montague Boys» en passant par l’excellente cover gospel/dance du titre de Prince «When dove’s cry», tout est absolument épatant. Grâce à un sens musical exemplaire, ils arrivent tous trois à condenser leurs compositions pour les transcender en un catalyseur émotionnel.

Au fil des écoutes, le soundtrack devient de plus en plus fascinant, imposant les images devant nos yeux, nous offrant la possibilité de revivre les scènes primordiales du film. De plus, les extraits de dialogues garnissant les nombreuses plages ne sont ni lourds, ni inappropriés, ils rehaussent les sensations suscitées par cette b.o. mémorable. Ce soundtrack devrait marquer sa décennie comme les GREASE et autres SATURDAY NIGHT FEVER l’ont marquée. Résolument ancré dans son époque, ce volume deux devrait être une bonne passerelle pour toutes les personnes désireuses de s’initier aux musiques de films et aux libertés que le genre offre. Un must!!!

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Journaliste