Equipe: Alan Tudyk, Chris Weitz, Diego Luna, Felicity Jones, Gareth Edwards, Mads Mikkelsen, Tony Gilroy
Durée: 133‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 14/12/2016
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Galen et Lyra Erson ont fui depuis longtemps l’Empire pour se réfugier dans une lointaine planète. Ils y vivent paisiblement avec leur fille Jyn jusqu’au jour où les soldats de l’Empire débarquent enfin d’emmener Galen, un des grands savants de l’Empire et sa famille, pour participer à un projet d’arme de destruction massive...

Notre critique:

Pour rentabiliser ce qu’ils ont payé plus de 4 milliards de dollars, les studios Disney ont donc décidé de multiplier la franchise Star Wars par deux en continuant d’un côté les épisodes de la série de Lucas et en déclinant de l’autre des histoires connexes (parallèles, préquelles ou autres) fidèle à l’univers.

ROGUE ONE: A STAR WARS STORY est donc le premier des films rattachés à la série d’origine. Préquelle de la toute première trilogie expliquant le pourquoi et le comment de la création de l’Etoile de la Mort (Death Star, pour les puristes), ROGUE ONE nous emmène donc dans un univers entre les deux séries d’épisodes de Lucas (entre le III et le IV).

Il fallait donc forcément s’attendre à retrouver certains personnages (Darth Vader, Tarkin, Leia, etc) avec toute leur superbe d’autrefois même si leurs interprètes sont morts (Peter Cushing pour Tarkin) ou beaucoup plus vieux (Carrie Fisher pour la Princesse Leia). Et il fallait aussi que les scénaristes conservent le ton (très) suranné des originaux (qui datent quand même d’il y a 40 ans), tout en y introduisant un côté plus moderne, ce qu’ils ont fait en confiant la clef de la rébellion à une jeune fille (merci HUNGER GAMES).

De ce côté, on peut dire que Gareth Edwards (MONSTERS, GODZILLA) et ses acolytes scénaristes ont plutôt bien réussi leur coup. On se croirait réellement projeter au temps des débuts de la saga avec tout ce que cette dernière comportait de maladresses, d’aberrations et de bons sentiments.

Chapeau bas donc! Cependant, si les 2/3 du films sont particulièrement réussis (manquant toutefois fortement d’humour, si ce n’est celui très conventionnel autorisé par la franchise) et nous entrainent à la suite de personnages hauts en couleur dans des paysages et des univers magnifiques avec ce petit grain de la fin des années 70, le dernier tiers qui s’attache à la bataille sur Scarif, planète de l’Empire sur laquelle se trouvent les plans de l’Etoile de la Mort, est désarçonnant à plus d’un titre.

Car même si les hommages et les clins d’oeil peuvent justifier beaucoup de choses, on se demande ce que vient faire cette sorte de référence à FULL METAL JACKET ou au débarquement en Normandie dans un film de la Guerre des étoiles (on a même droit aux casques de 40-45). Et finalement, à part peut-être pour les inconditionnels de 1977 qui y verront là l’ultime hommage (ringard), cette partie ressemble plus à une verrue sur le nez d’une mariée plutôt jolie qu’à un film de SF digne de ce 21e siècle.

Mais bon, pour faire passer ce tiers de pilule indigeste, on ne peut que vous conseiller de vous rendre dans la salle Imax la plus proche de chez vous pour y vivre une aventure stellaire en 3D en immersion totale! C’est une expérience que vous ne serez pas prêts d’oublier!

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...