Equipe: Drew Barrymore, Penny Marshall
Durée: 122‘
Genre:
Date de sortie: 05/03/2002
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

1965. Bev est une adolescente intelligente et talentueuse qui rêve de s'installer à New York et de devenir écrivain. Seulement pour la fille d'un flic et d'une ménagère vivant à Wallingford, une ville ouvrière dans le Connecticut, les ambitions littéraires restent fortement limitées. Lors d'une soirée, elle est rejetée par le garçon pour lequel elle avait le béguin. Par dépit, elle se tourne vers Ray Hasek, un jeune homme de 18 ans pas vraiment très éveillé. Quelques mois plus tard, Bev apprend qu'elle est enceinte...

Notre critique:

Décidément Drew Barrymore n’en finit pas de jouer les adolescentes. A 37 ans, cette éternelle frimousse juvénile endosse toujours aussi régulièrement des rôles d’étudiantes désoeuvrées, vilaines pas belles à qui la vie fait des misères. Et RIDING IN CARS WITH BOYS de confirmer cette affirmation! Elle s’est donc investit dans une oeuvre qui s’étale sur plus de 20 ans. Retraçant ainsi l’existence de l’écrivain Beverly Donofrio.

Or donc, après quelques comédies savamment bricolées et autant de hits au box-office américain (BIG, A LEAGUE OF THEIR OWN), mais aussi après la méchante pelle qu’elle s’est prise avec THE PREACHER’S WIFE, Penny Marshall rempile pour une tragédie comique. La soeur du sirupeux Garry développe pour ainsi dire la même philosophie et le même savoir-faire afin de répondre aux attentes d’un public badaud. Emotions prémâchées et situations en porte-à-faux avec le genre du film sont donc légion pour une combinaison qui puise son intérêt dans le vécu de ses personnages. Ainsi, on nous sert une soupe de vie où les moments durs se conjuguent à la façon Marshall, à savoir avec un détachement et un humour bon enfant. C’est donc dans cette conjoncture fort déstabilisante que s’installe une relation étrange entre le spectateur et le film. On y aborde les ruptures familiales, les parents déserteurs et toutes les autres petites saloperies que la vie nous met dans les pattes avec une désinvolture assez emballante.

Mais loin de crier au chef-d’oeuvre, RIDING CARS WITH BOYS reste de très modeste facture puisque rien n’est épargné à nos aventuriers des marolles américains. Ainsi à force d’accumuler les emmerdes, et de plus ou moins s’en sortir, le spectateur vient à se demander quand notre héroïne viendra à bout de cette success story. Certes, elle est un peu différente des autres, mais elle reste une success story où Drew Barrymore nous ressert avec conviction son jeu finement allumé et ses sempiternelles mais rajeunissantes couettes.

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Journaliste