Equipe:
Durée: 108‘
Genre:
Date de sortie: 23/05/2000
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Alors qu'il s'est réfugié à la Nouvelle Orléans pour racommoder son mariage, l'inspecteur John Prudhomme est confronté à une série de meurtres particulièrement horribles: le tueur emprunte systématiquement un membre à ses victimes encores vivantes.

 

Notre critique:

A l’approche de l’été fleurissent sur nos écrans les séries B les plus quelconques. Retardé de plusieurs mois afin d’éviter la concurrence du BONE COLLECTOR et des autres films mettant en scène l’espèce la plus rentable du cinéma d’exploitation, le serial killer, voici RESURRECTION.

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Aux commandes, le revenant Russell Mulcahy. Venu du clip (Duran Duran, Elton John), il débuta sa carrière grâce au sanglier géant de RAZORBACK, avant de mettre en scène pour la première fois Christophe Lambert dans HIGHLANDER. Depuis, hélas, c’est l’hallali. Qui se souvient encore de HIGHLANDER II, séquelle aussi douloureuse qu’inutile, du comics THE SHADOW ou du polar BLUE ICE? Cerise sur le gâteau, son avant-dernier film, TALOS THE MUMMY, ne connut que les têtes de lecture de nos vidéos.

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Dans RESURRECTION, Mulcahy nous montre pourtant son indéniable talent de faiseur (qui parierait que cette série B a coûté à peine 15 millions de dollars?).
Malheureusement, il nous prouve également son manque de créativité. Basé sur un scénario plutôt prometteur axé autour d’un personnage de tueur réussi, le film se dégonfle comme un soufflé sorti trop vite du four. Les changements de focale et les mouvements de caméra intempestifs finissent, à force, par agacer. L’ambiance pluvieuse et crade ouvertement empruntée à SEVEN est mal exploitée. Enfin, l’interprétation très Lambertienne de l’ami Christophe, monolithique et lisse, ne parvient absolument pas à retranscrire la souffrance psychologique que Prudhomme est censé porter sur ses épaules.
L’apparition volatile de David Cronenberg, en prêtre intriguant, n’arrange rien à la chose.

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Rien de bien intéressant à trouver derrière ce titre aguicheur. Espérons que la prochaine collaboration de Mulcahy et de Lambert ne porte pas le titre de CRUCIFIXION!

 

A propos de l'auteur

Journaliste