Equipe:
Durée: 100‘
Genre:
Date de sortie: 31/07/2001
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

La Torche est un méchant tueur en série qui s’attaque à des femmes qu’il considère, selon ses propres critères, comme de mauvaises mères. Après les avoir malmenées, il leur boute le feu devant les yeux de leur progéniture suçant avidement leur pouce. Après moult tentatives de lui mettre la main dessus, le flic responsable de l’enquête prend sa retraite avant d’abattre son ultime atout : il compte utiliser un clone du tueur, fabriqué avec un échantillon d’ADN, pour savoir ce qu’il mijote…

Notre critique:

Allez, on y va! THE REPLICANT est à Ringo Lam ce que FACE/OFF était à John Woo (toute proportion gardée!). C’est leur projet américain le plus mature, ressassant des thèmes proches des deux réalisateurs. Ces projets sont arrivés dans leur carrière alors que leurs auteurs avaient tous deux démontré leur indéniable savoir-faire mais sans néanmoins pouvoir s’affirmer aux Etats-Unis.

Autre donne commune à ces metteurs en scène, notre bourrin national, le bien-nommé Van Damme, le beau Jean-Claude, qui en son temps a débauché les trois hommes influents du cinéma hong-kongais pour mettre en scène ses pitreries. Woo et Tsui Hark ont chacun trouvé leur voie depuis leur expérience belge. John est la real superstar, qui aujourd’hui semble avoir perdu son âme au profit d’un esthétisme certain mais creux, et Monsieur Tsui est retourné dans ses contrées bridées pour mettre en chantier un fabuleux TIME AND TIDE et donner une suite à ZU. Restait dans le coin, comme abandonné des siens, Ringo Lam, le Ringo Lam, notre Ringo Lam, réalisateur féroce à la patte et à la cruauté indéniables. Notre petit bonhomme semble avoir trouvé en Jean-Jean, après trois réalisations asiatiques, son nouveau banc d’expérimentation. Aujourd’hui, il remet le couvert pour une double dose de Van Damme, puisque après MAXIMUM RISK, où le frère jumeau de Claude vivait trois secondes un quart, il nous la joue clone dans THE REPLICANT. Et bientôt moine, toujours avec Jean-Jean dans THE MONK, mais celui-là c’est pour l’année prochaine, donc revenons à notre Dolly à nous!

Bon, l’histoire est ce qu’elle est ! Un brin concon, mais pas plus qu’un bon HOLLYWOOD MIDNIGHT (le cul en moins). Donc, le scénar tient sur une petite feuille de chou mais offre à notre Monsieur Légume ce qui est sans conteste son meilleur rôle depuis… depuis… depuis toujours !

Certes, le rôle de la Torche, avec son look DOBERMANN du pauvre, est assez concis, mais Jean-Claude qui fait le clone, ça c’est un pur régal. Pour peu, on le nommerait à l’Oscar du meilleur espoir (dommage que cette catégorie n’existe pas !). Il est absolument re-mar-qua-ble et je pèse chacune de mes syllabes. Son air de chien battu, de petit être chétif partant à la découverte du monde tenu en laisse par Michael Rooker prédispose ce REPLICANT au panthéon des oeuvres que ne renierait pas Sade.

Si ce côté hautement jubilatoire tire toute la couverture à lui, les quelques séquences joyeusement gratinées et visuellement sympathiques font penser que Ringo Lam aurait peut-être bien trouvé en la personne de Jean-Claude Van Damme sa muse, où vice-versa… Du plaisir totalement basique? Oui, mais aussi totalement assumé !

A propos de l'auteur

Journaliste