Equipe:
Durée: 100‘
Genre:
Date de sortie: 13/07/1999
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Réalisatrice burnée par excellence, Antonia Bird (PRIEST, FACE) récidive avec un film pas propre du tout: RAVENOUS. Cette histoire de cannibale se passe vers le milieu de 19ème siècle et nous "conte" la rencontre entre le capitaine Boyd (Guy Pearce), lâche notoire, transféré dans un poste isolé de la sierra Nevada en Californie, et d'un homme appréciant sans demi-mesure la chair humaine, et qui le trouve à croquer...

Notre critique:

Dès le générique, le ton est donné. Humour au deuxième degré, estomac bien accroché et scènes totalement décalées sont au programme d’un drôle de truc. Cultivant les paradoxes, RAVENOUS ne peut réellement s’inscrire dans une véritable ligne directrice, tant les changements de ton sont fréquents. Les personnages sont hauts en couleurs, les actes pas toujours rationnels et les tergiversations existentielles des plus inattendues (manger ou être mangé). Ici, la chaîne alimentaire revêt un autre visage: celui d’une caravane d’hommes en route vers leur destin, qui n’est autre que la bouche d’un des leurs! Mais loin de se cantonner dans la course-poursuite entre le boucher et ses victimes, RAVENOUS fouille les tréfonds de l’âme et les pulsions cannibales de tout un chacun.

Sans être une oeuvre indispensable, RAVENOUS (VORACE en français) est un conte à contre-pied, qui, en lieu et place d’effrayer les enfants, s’occupe des parents. Avis aux carnassiers…

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