Titre français: John Rambo

Equipe:
Durée: 93‘
Genre: Film d'action
Date de sortie: 05/02/2008
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Birmanie. La guerre civile fait rage et les morts dans la population se comptent par milliers. Pendant ce temps en Thaïlande, John Rambo chasse le serpent pour des shows locaux. Alors qu'il vit à l'écart de tout, un responsable d'une ONG, Michael Burnett, vient le trouver pour louer son bateau afin d'aller apporter de l'aide à la population Birmane...

Notre critique:

Il ne faut que quelques minutes de film pour comprendre l’évolution de la violence au cinéma depuis le premier Rambo (FIRST BLOOD) il y a 26 ans de cela… Le Rambo de 2008 ne fait plus dans la dentelle, les images de guerre sont explicites: tortures en gros, viols, décapitations, balles explosives, massacres d’enfants et un John Rambo plus désabusé que jamais. "Nothing changes" (rien ne change) répète-t-il à Sarah (Julie Benz), la jeune idéaliste de l’ONG venue aider la population birmane. Mais la bête sera transfigurée par la belle et finira par voler à son secours lorsqu’elle sera en danger de mort et affrontera le grand méchant loup birman rien que pour ses beaux yeux.

Les scènes d’action se succèdent donc et sont souvent à couper le souffle: la scène d’attaque du village par les mercenaires ou le souffle de l’explosion d’une bombe de la deuxième guerre mondiale sont d’un réalisme stupéfiants et d’un gore qui ravira les amateurs du genre mais qui risque de choquer les autres…

Avec son héros brut de décoffrage et interprété toujours aussi carré par un Stallone plus body-buildé que jamais, RAMBO ne laisse pas la place au doute: la guerre est une sale chose mais elle n’est pas prête de céder le terrain aux hommes de bonne volonté. Seuls des hommes à l’image de John, qui ont la guerre dans le sang (sic), pourront peut-être rétablir l’équilibre des forces… Joyeux programme en perspective!

On ne manquera pas non plus d’apprécier la grande scène sentimentale finale où John, regardant le champ de bataille qu’il vient de copieusement arroser de balles à exploser une dizaine d’éléphants à la queue-leu-leu dans un couloir, verse une larme… Hein, que dites-vous? Ah, bon, c’est la sueur qui coule de son bandeau… Désolé, j’y ai cru un moment…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...