Equipe: Adrian Grunberg, Matthew Cirulnick, Paz Vega, Sylvester Stallone, Yvette Monreal
Durée: 89‘
Genre: Film d'action
Date de sortie: 25/09/2019
Cotation: ooo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Arizona. La tempête Thelma a été reclassée en catégorie 2. Les vents et la pluie sont terribles. Des secours s'organisent pour tenter de secourir 3 randonneurs bloqués dans la montagne.John Rambo est sur place avec les sauveteurs et retrouvent les randonneurs au plus fort de la tempête...

Notre critique:

On sait à quel point Sylvester Stallone tient à ses grandes et emblématiques sagas. C’est pour cela qu’il les ressuscite tous les 36 du mois. Après les ROCKY et CREED, voici qu’il retourne à RAMBO plus de dix ans après JOHN RAMBO. Ce dernier était un épisode un peu en deça du reste de la saga mais était généreux en action, en sang, bref, en Rambo. Le lancement de RAMBO: LAST BLOOD a été fait en grande pompe à Cannes lors d’un hommage rendu à Stallone. RAMBO: FIRST BLOOD était projeté en version restaurée et le public a pu découvrir la première bande-annonce du dernier volet de la saga. Bref, la soirée était plutôt animée et c’est logiquement qu’on a commencé à se dire que, peut-être, cette conclusion pouvait être bien.

Quelle erreur monumentale d’avoir pu penser cela! RAMBO: LAST BLOOD est une purge comme on en voit rarement. Alors que Stallone avait su bien se servir de ses personnages vieillissants dans les précédents volets (tant pour Rambo que Rocky), force est de constater qu’il n’a plus rien à dire. Rambo est devenu un vieux tonton sympa (d’où sort cette famille d’ailleurs?) qui veut se ranger. Chassez le naturel, il revient au galop. Quand des méchants trafiquants d’êtres humains mexicains kidnappent sa nièce, Rambo se fâche. Et ça va saigner. Enfin, pas trop non plus.

RAMBO: LAST BLOOD est d’un vide intersidéral durant la majorité du film. L’histoire est on ne peut plus linéaire, sans aucune surprise, sans grande profondeur ni émotion. Ce n’est qu’à la toute fin qu’il se passe réellement quelque chose digne d’un Rambo. Il s’agit bien entendu de cette séquence à la MAMAN J’AI RATE L’AVION où Rambo va défendre son territoire en le piégeant, offrant ainsi aux spectateurs quelques kills sympas.

Cette séquence est globalement la seule chose bien du film, le reste relevant de la catastrophe industrielle. Au-delà du fait que les personnages sont caricaturés au possible et qu’ils ne sont pas très bien joués, c’est la technique qui fait défaut. Ce n’est pas surprenant quand on sait qu’il s’agit d’une production Millenium et qu’elles ne sont jamais de très bonne facture, mais là, c’est le pompon. L’image est tout bonnement dégueulasse, limite impossible à regarder, à croire que Millenium n’a jamais entendu parler des métiers de chef opérateur ou, mieux, étalonneur.

Bref, si vous avez une once de respect pour Stallone, pour le personnage de Rambo et sa saga, passez votre chemin et restez sur JOHN RAMBO qui fait office de bien meilleure conclusion que cette monumentale purge qu’est RAMBO: LAST BLOOD. A fuir.

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A propos de l'auteur

Thibault van de Werve

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.