Equipe:
Durée: 98‘
Genre:
Date de sortie: 23/10/2001
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

A 24 ans, Queenie travaille auprès d'enfants en difficulté et préfère les immeubles déglingués de l'East Village, dans Manhattan, à la luxueuse propriété de ses parents à Westchester. Excentrique et givrée, toujours prête à jouer la comédie dans la vie, Queenie tente, sans succès, de mener une carrière d'actrice à New York. Horace, ex-flic entre deux âges, vit seul dans le même quartier. Quand son médecin lui annonce qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre, il commence une psychanalyse et essaie de trouver un sens à son existence. Horace a pour voisins Martha et Spencer, couple d'ex-gangsters rentrés dans le rang, qui arrondissent leurs fins de mois en organisant des orgies sado-maso à quelques dollars la séance. Queenie est fiancée avec Skip, broker aux dents longues. Sa meilleure amie, Tzocki, s'apprête à enterrer sa vie de jeune fille. C'est alors que Horace rencontre Queenie. Telle une tornade, elle va bouleverser sa vie.

Notre critique:

Après FIONA et SUE, le cinéate Amos Kollek marquait un tournant avec FAST FOOD, FAST WOMEN. Du portrait sec et dramatique, il passait à une oeuvre plus légère délicatement teintée d’humour, son égérie Anna Thomson faisant le lien entre les genres. Aujourd’hui elle semble avoir passé le témoin à Valerie Gettner (déjà présente dans FAST FOOD… alors qu’Anna ne l’est plus dans QUEENIE), nouvelle muse délicieusement allumée. Le cinéma d’Amos reste et restera (osons le parier !) un cinéma au féminin où le femme est la réponse aux questions des hommes et vice-versa. Ici, il est toujours question de sexualité (NDLR : pourrait-on vivre sans sexe en ne rentrant pas dans les ordres ? ) mais le cinéaste se penche sur nos amis les sexagénaires et sur une partie de leur système hormonal. Il décrypte un couple organisant des parties fines tendance SM pour riches sexuellement désoeuvrés. Il se penche également sur un ex-flic cancéreux qui tombe amoureux de notre fameuse Queenie.

Emplie d’optismisme, cette chronique déliceusement impertinente pourrait nous faire croire que le metteur en scène d’origine israélienne se soit métamorphosé en un Woody Allen de l’East Side Village de New York. S’il préfère les quartiers désargentés, il ne délaisse nullement les psys, prenons pour preuve la prestation libidineuse de Austin Pendleton qui salive à l’écoute des fantasmes de ses patients. Mais la comparaison s’arrête là tant Amos Kollek colle sa caméra à ses personnages, délaissant tout recherche formelle. Un focus accentué par des dialogues grivois et l’envie de rentrer charnellement dans le sujet. Une vision insolente et tendre du troisième âge qui stimule les cellulles vieillissantes.

A propos de l'auteur

Journaliste