Equipe:
Durée: 91‘
Genre: Drame
Date de sortie: 15/11/2011
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d’attendre la mort. En espérant qu’elle vienne, il s’enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuses, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l’ange de la mort, et nous révèlent l’avenir de ses enfants...

Notre critique:

8 jours pour mourir… 8 jours qui s’égrènent en intertitres au fil d’un récit initiatique pour le spectateur: qu’est-ce qui a bien pu pousser Nasser Ali à se laisser mourir? Est-ce la perspective de ce que deviendront ses enfants? Est-ce Irane, un amour de jeunesse, ou encore sa femme Faringuisse?
Derrière une mise en scène très graphique -chaque scène est presque une peinture en soi- se cache un film subtile, embrassant souvenirs du passé, futurs fantasmés ou présent douloureux. POULET AUX PRUNES  rappellera, de par sa forme, sans doute à certain une atmosphère à la TOTO LE HEROS ou AMELIE POULAIN. Et l’on se dit que c’est normal au vu des deux scénaristes/réalisateurs, Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi, qui nous avaient déjà ravis par un film d’animation à nul autre pareil: PERSEPOLIS.
Cela étant, cette merveilleuse histoire d’amour perdu qui a donné au protagoniste sa formidable source d’inspiration et ce souffle musical puissant berce le film d’une certaine langueur parfaitement adaptée au sujet mais un peu trop prise en contrepied par un final trop rapide qui aurait pu s’appesantir un peu plus sur cet amour impossible…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...