Equipe:
Durée: 108‘
Genre:
Date de sortie: 12/09/2000
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un vaisseau spatial s'écrase avec ses occupants sur une planête très peu urbaine, placée sous une conjonction de soleils qui y font briller un jour perpétuel. Les survivants se rendent assez vite compte que les colons qui étaient censés peupler le lieu ont été anéantis par... on ne sait trop quoi mais en tout cas rien de rassurant. Quoiqu'il en soit, l'objectif est de trouver un moyen de reprendre l'espace pour poursuivre le voyage.

 

Notre critique:

Si les arguments de base n’ont rien de bien original (un groupe obligé de surmonter ses dissentions afin de sauver sa peau face à un ennemi aussi redoutable qu’inconnu) et fait les beaux jours du cinéma de genre d’ALIEN à TREMORS en passant par PREDATOR, David Twohy a su trouver ses marques pour faire de PITCH BLACK une série B dont on se souvient avec plaisir.

Une mise en scène sobre habillée d’un éclairage bien étudié confèrent le climat oppressant qui est nécessaire au film pour nous rendre les paumes moites juste ce qu’il faut. Par ailleurs, le réalisateur évite les suspenses à 2 balles et, quand il le faut, nous surprend vraiment. Et, pour couronner le tout, il nous offre des personnages taillés au burin auxquels il réserve des sorts pas forcément attendus (façon DEEP BLUE, mais en moins farce). A ce titre, la fin est un modèle du genre qui nous prouve qu’il est encore des réalisateurs capables d’oser prendre le public à rebrousse-poil. C’est l’occasion de rappeler aux producteurs hollywoodiens et à ceux qui les imitent que chaque histoire a une fin qui lui est propre et qui découle de ce qui a été montré. Le fait de forcer le happy-end n’assure certainement pas un nombre plus grand d’entrées. Et s’il est vrai que le public n’aime pas les unhappy-ends, il aime encore moins les fins artificielles. Mais, évidemment, tant que les fins seront dictées par des sondages d’opinion obtus (les test screenings), les choses ne risquent pas de changer.
Profitons donc sans honte de cette gaillarde série B.

 

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Journaliste