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Genre:
Date de sortie: 21/07/1998
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Perdita Durango est une jeune femme légèrement en marge dont le sens moral a depuis longtemps repoussé les frontières de l'interdit. Si cela sent le sexe (beaucoup), la mort (un peu) et le fric (de façon à être cool), Perdita est du voyage. Et justement, c'est ce que lui propose Romeo Dolorosa, pasteur vaudou passablement allumé. L'idée est de kidnapper quelqu'un et de le sacrifier devant un public choisi, comme ça pour se détendre et s'asseoir une jolie petite réputation de barjot du côté mex' de la frontière américano-mexicaine.

Notre critique:

Alex de la Iglesia a un goût prononcé pour l’excès. ACCION MUTANTE et EL DIA DE LA BESTIA nous l’avaient prouvé avec des bonheurs divers.

Pas étonnant qu’il se soit penché sur cette PERDITA DURANGO, personnage à haute tension déjà aperçu dans WILD AT HEART de David Lynch, sous les traits d’Isabella Rosselini.

Si le scénario sent les sécrétions intimes et le souffre, le résultat produit par le réalisateur ibère dégage plutôt des effluves de pétards mouillés (au sens propre, bien sûr). Les pulsions déliro-choquantes des deux héros demandaient autre chose qu’une succession de scènes décousues, défendues par des acteurs manquant de cohérence d’une séquence à l’autre. Reconnaissons toutefois que Javier Bardem (HUEVOS DE ORO) s’en sort nettement mieux que la rebondie mais agaçante Rosie Perez.

Ce PERDITA DURANGO est donc un coup dans l’eau. Que les amateurs de personnalités troubles se retournent donc vers le film de David Lynch. Là au moins, les accès de folie vous prenaient aux tripes et vous laissaient dans la bouche la saveur âcre et puissante de la fascination et du dégout.

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Journaliste