Equipe:
Durée: 115‘
Genre: Drame policier
Date de sortie: 23/01/2007
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg n’aime pas le Printemps.
Il se méfie des montées de sève, des désirs d’évasion, du déferlement des pulsions, tous ces signaux qui sonnent le retour des beaux jours...
Et il a raison Adamsberg. Sa fiancée, Camille, prend du recul, et son absence coupe les ailes du commissaire, au moment où il en aurait le plus besoin : Quelque chose vient de tomber sur la capitale, une énigme porteuse de malédiction, qui pourrait bien virer au malheur, si on ne la résout pas fissa. D’étranges signaux se répandent sur les portes des immeubles de Paris, et des mots inquiétants, mystérieux, sont lâchés à la criée sur les marchés...
Et puis arrive ce qu’Adamsberg redoutait : un premier mort, le corps noirci, le visage figé dans une grimace de terreur, les signes de la peste… Et c’était ça qu’annonçait l’énigme, le retour du terrible fléau, mais avec une sacrée variante, il semble que quelqu’un contrôle la maladie et la porte où il veut...
Et puis on découvre un deuxième mort, et un troisième...

 

Notre critique:

Adaptation d'un roman de l'écrivaine Fred Vargas, PARS VITE ET REVIENS TARD reprend un des personnages fétiches de l'auteur, le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Riche de l'univers de cet auteur hors des sentiers battus, le film nous embarque dans une sorte de Moyen-Age jaillissant au sein de notre 21e siècle: crieurs des rues, rats et peste font irruption dans notre modernisme… Si le mystère prédomine, à la différence d'un Jean-Christophe Grangé (LES RIVIERES POURPRES), il n'y a pas ici de sexe ou de violence, seule l'ambiance et le ton jouent sur les nerfs du spectateur.

Tout cela démarre donc fort bien et le spectateur, titillé déjà par l'atmosphère étrange, se trouve rapidement charmé par un casting des plus séduisants. José Garcia n'en finit pas de surprendre tant il lui semble facile de se glisser dans un nouveau personnage à chaque nouveau tournage. Michel Serrault n'a plus rien à prouver mais le fait avec talent et Olivier Gourmet est toujours à la hauteur de nos attentes… Mais hélas, au plaisir du début, succède assez rapidement un récit très linéaire, sans aspérités ni rugosités, récit qui tient plus du téléfilm de qualité que du long-métrage de cinéma. Ce qui aurait pu être fantastique retombe dans un banal thriller avec arnaque sous-jacente et pas des plus crédibles.

Et pour finir, la mise en scène de Régis Wargnier (INDOCHINE, EST-OUEST), bon réalisateur mais pas spécialement connu dans le monde du polar, met trop à plat le mystère, le rationalisant et lui ôtant de ce charme que les premières trente minutes du film laissaient entrevoir… Dommage.

 

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...