Equipe:
Durée: 122‘
Genre:
Date de sortie: 01/12/1998
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

En s'évadant de prison, Jack Foley, le champion du casse de banque sans arme, est obligé de prendre en otage la très jolie marshall Karen Sisco. L'aiguillon de l'amour les titille pendant cette courte compagnie forcée... Enfin libre, Jack prépare un dernier coup et Karen est lancée à sa poursuite. Mais tous deux laisseraient bien tout tomber pour se retrouver devant un verre...

Notre critique:

Décidément, Elmore Leonard grandit les réalisateurs qui l’adaptent. Après les qualités naissantes de Barry Sonnenfeld (GET SHORTY), la maturité nouvelle de Tarantino (JACLIE BROWN), voilà que le froid et intellectualisant Steven Soderbergh surprend par une chaleur humaine qui faisait cruellement défaut à ses précédents SEXE, MENSONGE…, KAFKA et autres KING OF THE HILL.

OUT OF SIGHT est un polar américain, mais dans le sens noble du terme. Typique dans son histoire de base (des marshalls, des voleurs, un gros coup), mais sans gros flingues, sans gros méchants à abattre à tout prix, sans explosions et sans cascades. Juste de l’amour, de l’amitié, de l’humour et de la désinvolture. On y passe plus de temps à discuter le coup qu’à le faire. Et si quelques baffes se perdent, c’est parce qu’elles font partie du boulot et on ne va pas s’étendre dessus. Au gré des rencontres et des sentiments, l’intrigue flotte. Mais en apparence seulement. Car elle a son pesant de complexité, parfaitement agencé par un montage discrètement sophistiqué: beaucoup de retours en arrière, quelques projections en avant et un brin de fantasme émoustillant.

George Clooney et Jennifer Lopez électrisent la salle avec leurs regards amoureux en coin. Derrière eux, pas moins de 12 personnages qui n’ont de secondaire que la place qu’ils occupent au générique. Tous solidement campés, ils apportent au film ce qu’il a de plus précieux: la vie.

A propos de l'auteur

Christophe Bruynix
Journaliste

Lorsqu'il ne gère pas la présence web de ses clients, Christophe Bruynix dévore de la fiction sous toutes ses formes. Le temps restant, il photographie, médite, soulève des poids lourds, se débat contre un "régime flexible" (fichus carbs), et il imite très bien Godzilla.