Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 18/05/2004
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le bouddha Ong-Bak est un trésor vénéré depuis des siècles, jalousement gardé dans le temple de Nong Pradu, en Thaïlande. Comme chaque année, les habitants s'apprêtent à célébrer ce symbole de paix qui leur assure sa bienveillante protection.
Une nuit, un jeune voyou dérobe la tête de Ong-Bak et s’enfuit pour la vendre à Bangkok. Pour les villageois, c'est une catastrophe qui en présage bien d'autres. Il faut à tout prix retrouver la divinité.
Ting, jeune orphelin élevé par le moine Pra Kru, décide de partir à la recherche de la statue. Eduqué dans la foi du Bouddha, il pratique l’art ancestral du Muay Thaï, aussi appelé "les 9 armes du corps". Mieux que personne, il en connaît la puissance meurtrière…

Notre critique:

Tony Jaa est donc la nouvelle sensation dans les domaines arts de combats! Exit Steven Seagal, Jean-Claude Van Damme et autres tape-durs aussi agiles que des grille-pains. Place à Tony Jaa, un homme léger, aérien, presque volatile… bref un barbare qui défie les lois de la gravité!

Nous passerons bien vite sous silence une intrigue à la banalité affligeante pour nous étaler, que dire nous pâmer devant les prouesses visuelles et non virtuelles de cet acteur -improbable croisement entre le corps de Bruce Lee et le visage de poupon de Leonardo DiCaprio.

Dès les premières minutes,où le personnage rural représente la philosophie du Muay Thaï en passant par son entrée dans la cité et sa métamorphose en bête de combat avant de finir en brute épaisse, le Tony assure sans broncher (Et oui son jeu d’acteur est assez minimaliste, contrairement à son jeu de jambes). Donc, si jamais vous volez un bouddha, vous avez intérêt à enfiler des rollers avant de vous faire ratatiner le râtelier façon papy Mouseau. Parce qu’en plus de savoir distribuer des pains, le bougre les multiplie à la vitesse de l’éclair… Et la réalisation de Prachya Pinkaew sert bien notre homme. Plans larges, belles mise en scène des chorégraphies… Néanmoins, le réalisateur nous assène toutes les trois séquences des triple-take en nous offrant trois fois la même action sous trois angles différents. Au début, ça amuse avant de très vite nous énerver, et d’également stopper nette sa narration…

De plus, on susurre que le film a été bidouillé par l’équipe d’Europa (notre ami à tous, Luc Besson) qui aurait remonté des séquences, sucrés des moments de comédie jugés peu compréhensibles pour le public occidental et resonorisé l’ensemble avec la complicité malfaisante du groupe Tragédie. Alors bien évidemment, à certains moments, on pourrait se croire dans THE MATRIX. Rassurez-vous, ONG-BAK est plus compréhensible et plus spectaculaire que la fable à deux balles des frères siamois.

Parce côté action, on est plutôt bien servi, façon cantine d’école: c’est du brute de décoffrage, quoi! De la baston qui fait du bien aux tripes, qui suinte sous les bras et qui, en plus, fait mal. Ben oui, ça fait mal! En Thaïlande, on filme à l’arrachée en balançant des mecs des arbres, en leur envoie vraiment des mottes dans leurs tronches… mais de l’autre côté quand il y a une explosion en jeu, on laisse la place au mannequin, et ça se voit; mais on s’en fout! C’est du plaisir pur et c’est là l’essentiel. ONG-BAK est un film de plaisirs primaires, de saveurs exotiques aux parfums abandonnés depuis trop longtemps qui ravivent nos papilles avides de vrais beaux combats. Mais on est d’accord sur le niveau hein? C’est pas du Bergman ou du Rohmer mais ça reste juteux à souhait. Après, faut pas venir râler ou nous envoyer des virus. Cela ne s’adresse qu’aux amateurs! Le nouveau petit dragon vous attend…

A propos de l'auteur

Journaliste