Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 14/11/2000
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

O BROTHER raconte la cavale dans le Mississipi des années 30 de trois prisonniers évadés du bagne qui tentent de retrouver un butin caché. Leur parcours sera semé d'embûches, de mystères et de rencontres magiques.

Notre critique:

Et de 8! C’est en effet le nombre de films des frères Coen depuis leurs débuts en 1984 avec BLOOD SIMPLE. 8 films qui ont marqué l’imaginaire des spectateurs et qui ont forgé la réputation des deux frères. Comiques, tendres, décapants, cyniques, satiriques, ils réussissent encore une fois à marquer le cinéma de leur empreinte avec O BROTHER, WHERE ART THOU, une déclinaison moderne de l’odyssée d’Homère…

Ce qui est frappant chez les frères Coen, c’est leur habileté à transformer le réel pour mettre en évidence la magie du quotidien. La cohérence de la mise en scène renforce ce conte millénaire dans notre histoire contemporaine. Un petit bémol cependant: la comédie reste ici légère, ne rentrant que rarement dans la critique et la satire chères à d’autres de leurs films (BARTON FINK, THE HUDSUCKER PROXY). On a l’impression qu’ils n’ont fait qu’effleurer les sujets (l’épisode du Ku Klux Klan en est un bon exemple).

La direction d’acteur est quant à elle impeccable (comme d’habitude!), et permet à George Clooney (parfois méconnaissable), à John Turturro et à Tim Blake de faire un numéro époustouflant, drôle et sensible à la fois.

Si la patte des Coen est totalement reconnaissable (l’épisode aquatique final, le passage des sirènes), on regrettera donc leur légèreté inhabituelle même si elle est plus que certainement un choix d’auteurs correspondant bien au domaine de la comédie.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...