Titre français: Rien A Perdre

Equipe:
Durée: 98‘
Genre:
Date de sortie: 04/11/1997
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Nick Beam est cadre. Il mène une vie réglée au quart de tour, jusqu'au jour où il surprend sa femme dans son lit avec... son propre patron! Là, c'en est trop: Nick grille les fusibles et les compteurs avec. Il se tire dans sa Jeep et roule au hasard.
T. Paul est diplômé, mais il est au chômage. Parce qu'il est noir. Dégoûté, il a décidé de subvenir aux besoins de sa famille à coup de menus larcins. Hélas, il n'est ni doué, ni chanceux. Et ce jour-là, quand il grimpe dans une Jeep pour en braquer le conducteur, un certain Nick Beam, c'est lui qui sera la victime...

Notre critique:

NOTHING TO LOSE mange à pas mal de rateliers. Il lorgne du côté de FALLING DOWN, dont il reprend le caractère principal. Il applique la recette des road-movies à la THELMA ET LOUISE, dont il copie le rythme et la philosophie. En fait, à l’exception d’un ou deux gags originaux, il n’y a, dans ce film, rien qu’on n’ait vu ailleurs. Innovation et créativité ont été bannis du cahier de charges. Attention! Danger!

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Pour nous ferrer, Steve Oedekerk (qui a signé les scripts de ACE VENTURA, WHEN NATURE CALLS et THE NUTTY PROFESSOR) déploie tout son talent. Heureusement, le résultat est assez sympathique: dynamisme et amusement sont au rendez-vous, sans les lourdingueries habituelles, ce qui relève du miracle! Le tout, saupoudré d’une bonne dose de bons sentiments, se laisse voir avec plaisir, pour peu qu’on y mette un peu de bonne volonté.

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Le point fort de NOTHING TO LOSE est son duo de choc: Martin Lawrence (BAD BOYS, BOOMERANG) et Tim Robbins (THE PLAYER, SHAWSHANK REDEMPTION). Si on s’attendait à retrouver le premier dans une comédie (il a fait ses débuts dans les cabarets), le cinéphile averti s’étonnera par contre de la présence du second dans cette farce assez classique. Tim Robbins est un habitué de Robert Altman, un acteur sensible et subtil, doublé d’un réalisateur d’une rare humanité (DEAD MAN WALKING). Mais quand il a décidé de s’amuser, il s’éclate. Et force est de constater que sa grande classe s’oppose à merveille au jeu Eddie Murphien de Lawrence. A tel point que ce déphasage est le moteur comique du film.

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Sans être extraordinaire, NOTHING TO LOSE est une valeur sure pour tout amateur de comédie américaine tonique. Le duo de stars qui le porte devrait finir de vous convaincre…

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Journaliste