Equipe:
Durée: 110‘
Genre: Drame
Date de sortie: 27/10/2009
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Amsterdam, 1974. Karo et ses parents squattent un immeuble vide et abandonné depuis cinq ans. Ils vivent avec une communauté belge de squatteurs et Karo fait ses premières expériences de vie communautaire...

 

Notre critique:

Même si il est vrai que trente ans après nous sommes bien conscients de l’échec de la vie communautaire comme elle a fleuri dans ses années-là, MY QUEEN KARO en est une intéressante illustration au travers des yeux d’une petite fille.

Karo, c’est son prénom, grandit dans un squat et vit une grande partie de son éducation au travers d’une communauté comme tant ont fleuri dans les années 70. Et ces années-là, vue au travers des yeux de la petite fille, n’ont rien de bien extraordinaires! Que du contraire! Partage obligatoire, amour libre, lutte des classes, baptême et annulation de baptême sont autant de règles ou d’absence de règles (c’est selon) qui vont envoyer paître les repères d’une enfant qui en a réellement besoin… et qui vont souvent ressembler à des épreuves insurmontables pour la petite Karo.

Film belgo-néerlandais, MY QUEEN KARO, loin d’être un constat positif, est donc plutôt une attaque en règle de la vie communautaire, attaque qui démontre que, même si les fondements du mouvement sont louables, leur application était plutôt sujette à caution. Tous ces beaux idéaux irréalistes n’ont conduit en définitive qu’à des échecs et des erreurs qui ont marqué toute une génération d’enfants…

Filmé le plus souvent caméra à l’épaule en plans moyens, MY QUEEN KARO est une véritable fiction avec des accents de témoignage et de documentaire tant elle passe en revue les désagréments de la vie en communauté…

 

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...