Equipe:
Durée: 124‘
Genre: Film policier
Date de sortie: 18/03/2008
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un tueur en série ensanglante Marseille. Louis Schneider, flic au SRPJ, mène l'enquête malgré l'alcool et les fantômes de son passé. Le passé resurgit aussi pour Justine. 25 ans plus tôt, ses parents ont été sauvagement assassinés par Charles Subra. Schneider l'avait alors arrêté. Mais aujourd'hui, par le jeu des remises de peine et pour bonne conduite, Subra sort de prison. Cette libération anticipée va alors réunir Schneider et Justine, deux êtres qui tentent de survivre au drame de leur vie.

 

Notre critique:

Olivier Marchal, ancien flic passé devant la caméra (QUAI NUMERO 1, série TV), puis derrière (avec 36 QUAI DES ORFEVRES), raconte, quoi de plus normal, des histoires de flics, en général solidement burnés (les flics et les histoires), qui sont bien souvent inspirées de sa propre expérience…

C’est encore le cas avec ce MR 73 qui raconte l’histoire d’un super flic de la PJ qui se retrouve sur la piste d’un tueur en série alors qu’il était plutôt mis au rancard suite aux problèmes récurrents d’alcool dus à l’accident qui a rendu sa femme aussi vive qu’un légume surgelé…

Olivier Marchal nous plonge donc dans l’univers très glauque d’un flic alcoolique, en peine (comme d’ailleurs tout ceux qui l’entourent), avec des blessures psychologiques aussi profondes que douloureuses et qui va, peu à peu, descendre aux enfers. A force de le suivre, le spectateur moyen sera vite anesthésié par tant d’horreurs que lui assène Marchal sans jamais faiblir, jusqu’au final qui validera l’utilisation de la vengeance et de l’exécution froide comme justice de substitution.

Si le film est certes solide dans sa mise en scène de genre (le réalisateur se revendique de Jean-Pierre Melville notamment), si il est admirablement porté par Daniel Auteuil en alcoolo plus vrai que nature et si la mise en images convient parfaitement, on se dit que Marchal aurait pu nous laisser plus entrer dans l’esprit de ses personnages en évitant de temps à autre les images par trop racoleuses dans leur côté glauque – ultra glauque.

 

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...