Equipe:
Durée: 101‘
Genre:
Date de sortie: 27/05/2003
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

La vie n'est pas facile tous les jours quand on a 10 ans et demi, qu'on mesure 1m39, qu'on est un peu enrobé et très complexé. Dans le petit monde de César, il y a bien sûr les disputes avec les parents, l'école, l'autorité et les rivalités et puis aussi tous ces adultes qui le regardent de haut et ne le comprennent pas vraiment. Heureusement il y Morgan, son meilleur copain et surtout Sarah la plus belle fille de l'école dont il est secrètement amoureux. Si César parle peu par timidité, en revanche il pense énormément et forcément comme ses parents ne prennent pas le temps de lui raconter la réalité, il l'imagine...

Notre critique:

Soyons honnêtes, pour son premier passage derrière la caméra, Richard Berry ne nous avait pas franchement convaincu du bien fondé de ce changement de métier ni de l’intérêt de la chose. Plutôt graveleux et d’un goût douteux, L’ART DELICAT DE LA SEDUCTION n’avait eu à l’époque que le seul et unique avantage de nous faire découvrir la charmante Cécile de France (qui depuis a d’ailleurs prouvé qu’elle savait faire beaucoup, beaucoup mieux). Pas découragé par l’accueil frileux des spectateurs, ni rancunier envers la critique, l’acteur renouvelle donc l’expérience de cinéaste. Et si cette fois encore il persiste à filmer le tout au niveau de la ceinture, c’est au sens strict du terme puisqu’il a tout simplement choisi de se placer à la hauteur de son personnage principal, soit à 1 mètre 39 du sol.

Raconté et filmé du point de vue d’un enfant de 10 ans, MOI CESAR, nous invite à retomber en enfance à travers le regard et les interrogations de ce petit bonhomme à l’imagination fertile et bien décidé à devenir grand. Guidés par sa voix-off innocente et omniprésente, on parcourt cette gentille histoire en se remémorant nos propres souvenirs d’enfant. Moqueries des camarades d’école, premiers émois amoureux, 400 coups avec les copains, petites misères et gros bobards nous reviennent ainsi en mémoire à travers les aventures de ce petit César. Si la première partie plutôt bien écrite et amusante rend le tout attachant et divertissant malgré quelques maladresses et un peu trop d’explications naïves et appuyées, en revanche on regrette un peu l’autre moitié du film qui tente de nous embarquer dans une intrigue improbable et rocambolesque. Pas vraiment naturelle et arrivant un peu comme un cheveu dans la soupe, l’échappée Londonienne du jeune trio a du mal à prendre et écorne un peu le charme et la fraîcheur du début.

Tout comme ses jeunes héros, pour cette deuxième signature, Richard Berry fait quelques grosses bêtises et cède parfois à la caricature et à la facilité assortie de vilains copiages visuels ou sonores. Mais la spontanéité de ses petits comédiens rend l’ensemble plutôt attachant et divertissant même si le tout s’oublie très vite et a un petit goût de déjà vu. Mais bon, faute avouée n’est-elle pas à moitié pardonnée?

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