Equipe:
Durée: 99‘
Genre: Comédie dramatique
Date de sortie: 01/11/2005
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

A Montignies-sur-Sambre, une petite ville du 'pays noir' belge, Sandrine fait entre autre de la promo dans les grandes surfaces. Mais son rêve, c'est d'ouvrir un institut de beauté avec sa copine Gianna... Mais pour cela il faudrait gagner la confiance des banquiers afin d'obtenir un prêt...

Notre critique:

Présenté au Festival du Film Francophone de Namur, MISS MONTIGNY est une histoire bien implantée au milieu des terrils et d’une certaine Belgique provinciale. Le plus difficile est bien sûr dans ce cadre de rendre réaliste le côté ordinaire des rêves mais aussi de la vie au quotidien… De ce point de vue, MISS MONTIGNY passe brillamment le cap peut-être (et même certainement!) parce qu’il s’agit du premier long métrage de fiction de Miel van Hoogenbemt, après quelques très bons documentaires (UN JOUR OU l’AUTRE, DEMAIN EST UN AUTRE JOUR). Ceci expliquant donc cela…

Jouant sur les thèmes d’une vie aux aspirations simples mais si difficiles à obtenir quand on vient d’un milieu défavorisé, la scénariste Gabrielle Borile, après avoir ébauché les bases d’une comédie sociale, tisse très vite un drame familial et social qui prend le pas sur le reste. La crise qui éclate entre la mère et sa fille entraîne le film plus vers le côté mélodramatique tout en ne perdant pas son caractère illustratif sur un bel exemple de l’esprit de clocher ambiant qui règne souvent dans ces régions. Esprit de clocher qui rend parfois une image d’Epinal de la capitale, Bruxelles, représentant une sorte de Saint Graal bien malgré elle…

Sur fond de chansons originales d’Axelle Red, les petits rêves de chacun vont s’effondrer ou se transformer pour redonner tout pouvoir à un destin inexorable qui frappera les différents protagonistes. Pour interpréter ces personnages d’origine modeste, il fallait des figures crédibles loin d’un star système clinquant. Ariane Ascaride, actrice fétiche de Robert Guédiguian, rentrait parfaitement dans cette catégorie, donnant toute son humanité à ce personnage de la mère qui souhaite le meilleur (qu’elle n’a jamais eue) pour sa fille. Quant à Sophie Quinton (QUI A TUE BAMBI?), sa simplicité et son naturel ne sont pas sans rappeler une Emilie Dequenne et l’on prend beaucoup de plaisir à découvrir son talent au milieu d’une belle palette de jeunes acteurs belges…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...