Titre français: Malveillance

Equipe:
Durée: 102‘
Genre: Film d’'horreur
Date de sortie: 24/01/2012
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

César n'a jamais été vraiment heureux de vivre pense-t-il en se levant à 5h du matin pour prendre son travail de concierge dans un immeuble chic...

Notre critique:

Décidément, après la réalisation des deux [REC], et ce nouveau MIENTRAS DUERMES, on sera bien obligé d’admettre que l’ami Balagueró à une dent (voir plus) contre les immeubles, puisqu’une fois encore le décor de cette histoire à suspens est un immeuble.
Mais cette fois-ci, rien à voir avec l’immeuble contaminé de [REC], l’horreur se veut ici bien plus sourde, bien plus perverse car elle est le fait d’un homme pour qui le malheur des autres est le seul réconfort. Sorte de ‘casse-bonheur’, César, concierge de son état, ne supporte ses contemporains que si ceux-là souffrent et sont malheureux. Donc toute trace de bonheur doit être éradiquée…
Avec sa mise en scène parfaitement maîtrisée, Jaume Balagueró nous distille un thriller machiavélique bourré de retournements et de surprises, reposant entièrement sur des personnages dont le machiavélisme n’a d’égal que la profondeur de l’étude de caractères. 
Luis Tosar, que l’on avait déjà pu apprécié dans le remarquable CELDA 211 ou dans TE DOY MIS OJOS, campe ce César qui personnifie à lui seul toute la malveillance du monde. Son interprétation magnifique lui vaut d’être nominé aux Goya cette année et ce pour la sixième fois…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...