Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 06/05/1997
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Michael est un ange, un vrai, avec des plumes, beaucoup de cheveux et la gueule de l'emploi. Eh oui, maintenant on peut dire que les anges ont un sexe et celui-ci s'en sert plutôt bien (à en croire une de ses conquêtes). Loin d'être un saint, il boit, il fume, il drague et il est grassouillet (un comble pour un ange). Sous ses différentes activités somme toute très 'humaines', il a l'inévitable devoir de rétablir le bien-être et le bonheur entre les gens. Jouant avec les réminisences de leur passé, il les met face à eux-mêmes et à leurs promesses.
Un journaliste de tabloïd (William Hurt), son acolyte, le chien mascotte du journal et une consultante en anges (Andie MacDowell) sont sur ses traces... En échange d'un article et de quelques photos, ils devront se mettre à nu face à cet ange superficiellement anti-clérical mais au (trop) bon fond...

Notre critique:

Il existe des films qui laissent une empreinte indélébile dans votre mémoire, il y en d’autres que l’on déteste, il y a ceux avec lesquels on prend un plaisir cinématographique pur (ceux qu’on a en cassette à la maison) et puis il reste ceux qui vous laissent indifférent… MICHAEL fait partie de cette classe: l’indifférence et le profond traumatisme qu’il sucite chez le rédacteur du compte-rendu sont désagréables au possible. Le simple fait de devoir écire deux lignes sur ce dernier est tellement pénible qu’on maudirait la personne responsable de l’attribution de cet article. Sans réellement pouvoir apposer un label sur ce long métrage, on se doit de rédiger un texte pour le bonheur (?) de nos internautes. Alors voilà, rien que pour vous ces quelques lignes qui ne constituent vraisemblablement pas une littérature digne du Goncourt, elles ne reflèteront pas ce que le film recèle dans son fort intérieur. Elles ne sont que le reflet d’un sentiment dubatif sur un film qui laisse pantois.

Sur un fond musical de Randy Newman, le film commence…ainsi que les ennuis (pour le spectateur). La musique ersatzienne à la TOY STORY chatouille les oreilles, tout comme le film chatouille les yeux. Ouaip, Nora Ephron n’est déjà pas très douée en temps normal. Ici, elle nous gâte en nous servant un mélange très indigeste dans lequel on peut reconnaître plic-ploc des éléments familiers: SLEEPLESS IN SEATTLE dans la construction des personnages, PULP FICTION dans le désormais incontournable pas de danse de John T., FOUR WEDDINGS… dans les yeux d’Andie.
Lourd et gras, ce mix relooké façon féérique gentil avec les débordements de Michael, ne laissera que des relents désagréables dans votre cerveau.
Faites attention, entre scampis à l’ail crèmés et moules à l’escargot, vos burp’s d’insatisfaction pourraient incommoder votre copain ou copine.

A propos de l'auteur

Journaliste