Equipe: Daniah De Villiers, Gilles de Maistre, Langley Kirkwood, Mélanie Laurent, Prune de Maistre, William Davies
Durée: 98‘
Genre: Drame
Date de sortie: 26/12/2018
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Afrique du Sud, une journée comme les autres. Mia sort de sa chambre et saute dans la voiture avec son père et son frère pour qu’il les conduise à l’arrêt de bus le plus proche pour aller à l’école en plein milieu de la savane.

Notre critique:

C’est en préparant un documentaire sur l’amitié entre enfants et animaux sauvages que Gilles de Maistre, spécialiste du documentaire (on lui doit notamment l’intéressant LE PREMIER CRI), a eu l’idée de faire un film de fiction, MIA ET LE LION BLANC, autour du même thème.

C’est effectivement en Afrique du Sud qu’il a rencontré un garçon vivant dans une ferme de lions avec ses parents dont le père était contraint de vendre certains lions pour la chasse pour en préserver d’autres.

Pour la fiction, la difficulté a résidé principalement dans le casting de Daniah De Villiers qui a dû s’immerger 3 jours par semaines pendant 3 ans avec Thor le lion blanc (l’interprète de Charlie) obligeant le tournage à se faire au fur et à mesure de l’évolution des rapports entre le lion et la petite fille.

Si le tournage a été délicat, si les images sont somptueuses, on regrettera par contre un traitement qui privilégie une vision un peu idyllique de l’Afrique qui éclipse largement les problèmes de la faune et de la flore existant actuellement sur ce continent et dans le monde.

Et même si MIA ET LE LION BLANC se veut dénonciateur d’un trafique abusif tourné vers les gens riches en quête de trophée de chasse (on s’étonnera -ou on comprendra?- de voir que le film a eu le support de LVMH, Rolex et de la Principauté de Monaco), il n’en demeure pas moins que les enjeux du récit sont peu clairs.

Bien sûr la notion des rapports entre animal sauvage et animal humain sont abordés et bien mis en avant, mais la mécanique du récit de fiction est trop artificielle (sans doute à cause des difficultés de tournage) et limite trop souvent la portée du film qui fait plus penser à 4 BASSETS ET UN DANOIS, film de Disney de la fin des années 60 qu’à un film engagé sur la protection animalière.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...