Titre français: Le Flic De San Fransisco

Equipe:
Durée: 117‘
Genre:
Date de sortie: 10/06/1997
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Scott Roper - un négociateur de prise d'hôtages - se lance à la poursuite du bandit qui a tué son collègue. Et comme par hasard, sa petite amie est prise en hôtage...

Notre critique:

Pfff…
Issu de la télévision (THE SATURDAY NIGHT LIVE, sur NBC), Eddie Murphy a eu du succès quand il était jeune. 48 HOURS du speedé Walter Hill le révèle. TRADING PLACES du très potache John Landis l’installe. THE BEVERLY HILLS COP du servile Martin Brest (le film étant clairement paternisé par le très « bing-boum-paf » duo de producteurs Simpson et Bruckheimer) le consacre. Dopé au jus d’orgueil pur, il s’idolâtre et s’estime indispensable au paysage cinématographique hollywoodien.

Quelques années et gadins (COMING TO AMERICA, HARLEM NIGHTS) plus tard, il débouche la pipette de son ego surgonflé et réintègre les rangs des mortels.

Le succès est toutefois une drogue dure. Etre en haut du box-office est un plaisir manifestement incontournable pour monsieur Murphy qui rate pourtant la marche du retour à la gloire avec VAMPIRE IN BROOKLIN, film hélas solidement à côté de ses pompes du par ailleurs excellent Wes Craven.

Opiniâtre, il retente l’ascension du mont box-office à grand coup de pêts (pour la propulsion, ça aide) et de rots, avec THE NUTTY PROFESSOR. Manifestement flatté, le grand public s’enthousiasme et conforte le sieur Murphy dans l’idée que vulgarité et crétinisme sont les mamelles de la réussite. Remis en selle (à saisir dans le sens « aller à … »), Eddie Murphy se souvient de ce qu’il doit au flic de la colline de Beverly et se dit qu’à l’époque ça lui a rapporté des ronds.

Ça donne METRO.
Une tache cinématographique de près de 2 heures aussi passionnante que le mollissement d’une roue d’émenthal sous le soleil du solstice d’été.

C’est plus mal fichu qu’un épisode de MIAMI VICE (dont Thomas Carter a pourtant réalisé un épisode il y a longtemps). C’est aussi intelligent que les BEVERLY HILLS COP I et II (c’est un sarcasme, hein!). C’est pénible comme une émission de Pascal Sevran. Bref, c’est insupportable.

A éviter donc, sauf si vous avez apprécié THE NUTTY PROFESSOR (c’est un sarcasme aussi!).

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Journaliste