Titre français: Max & Bobo

Equipe:
Durée: 80‘
Genre:
Date de sortie: 20/10/1998
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Max, coiffeur d'origine italienne, perd son boulot, sa femme et ses amis. Il rencontre, au détour d'un commisariat de police, Bobo, un marginal fou aux rêves idiots. Compagnons de galère pour quelques jours, de saoûleries en mauvais coups, ils iront jusqu'au bout d'eux-mêmes...

Notre critique:

Voici donc la dernière réalisation en date made in Belgium. Bon, ben, c’est pas qu’on n’aime pas mais on n’en raffole pas non plus. Le premier long métrage de Frédéric Fonteyne (réalisateur de l’opus consacré à la modestie dans LES SEPT PECHES CAPITAUX) manque cruellement d’originalité. L’antagonisme qui réunit nos deux compagnons de route ne surprend plus personne et le film vire bien vite en une tournée des grands ducs dans la région bruxelloise. Si les thèmes des hommes, de leur difficulté de vivre, d’aimer, de se comprendre sont évoqués, tout comme la peur de l’homosexualité et l’envie de « quetter » toutes les femmes ; il reste que cette fiction au demeurant simple ne vole pas bien haut. Le fond est bon, la forme y est mais l’ensemble ne décolle jamais, faute de poésie et de légèreté dans le script.

Fonteyne appuie un certain côté misérabiliste, pourtant contrebalancé par des accès d’humour pataud idéalement mis en bouche par Jan Hammenecker (Bobo).

MAX & BOBO n’est pas un plantage, mais tout simplement un petit film qui manque de souffle et de délicatesse. Dommage.

A propos de l'auteur

Journaliste