Equipe:
Durée: 98‘
Genre: Drame
Date de sortie: 05/05/2015
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

En Autriche, dans une cité, un gamin, Ramasan, et ses deux petites soeurs traînent avec des copains avant de retourner chez eux retrouver leur mère. Ils sont tchétchènes et le père est mort pendant la guerre...

Notre critique:

C’est une situation politique et sociale difficile qu’évoque la réalisatrice Sudabeh Mortezai pour son premier long métrage de fiction, MACONDO, du nom d’une cité dortoir pour réfugiés dans la banlieue de Vienne.
Microcosme à hauteur d’enfant, puisque c’est depuis les yeux du jeune garçon, Ramasan que la réalisatrice donne son point de vue, la cité est l’occasion de montrer cet étrange univers où les enfants sans père grandissent trop vite, où les femmes sans mari cherchent à survivre et où les hommes sans femmes cherchent à retrouver un foyer et une famille.
Ancré profondément dans le documentaire -normal pour une réalisatrice qui a fait deux documentaires avant son long métrage-, MACONDO est non seulement basé sur des histoires vécues mais repose aussi sur des acteurs non professionnels qui donnent au film une grande part de son réalisme. Pour renforcer ce côté documentaire, la caméra alterne des plans plus statiques avec des plans caméra à l’épaule et l’absence de musique, elle aussi, contribue au réalisme du récit.
Très proche du cinéma des Dardenne ou de celui d’un Ken Loach, le cinéma de Sudabeh Mortezai est bien dans la tradition d’un cinéma social emprunt de réalisme et d’un côté documentaire assumé. Bien sûr, on peut ne pas apprécier ce type de cinéma, mais il faut reconnaître ses indéniables qualités.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...