Equipe: Alice Evans, Jean-Marie Poiré, Philippe Chevallier, Régis Laspalès
Durée: 102‘
Genre: Comédie
Date de sortie: 01/10/2002
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Jolie blonde aux mensurations parfaites, Emmanuelle est une jeune femme dont les désirs n'ont d'égal que les zéros que Georges son amant aligne sur les chèques pour satisfaire ses nombreuses dépenses. Oui mais voilà, lors d'un romantique week-end à Venise où la belle est partie roucouler et faire quelques emplettes avec son riche pigeon, elle apprend par hasard que ce dernier est en fait marié et ne doit sa fortune qu'à sa riche épouse. Folle de rage d'avoir été bernée, elle décide de se venger et de tout dévoiler à sa femme. Afin d'éviter le drame et surtout la banqueroute, Georges engage à la hâte Maurice, un pauvre type du "secours fraternel" qui passait par là, pour se déguiser en femme et faire illusion devant sa maîtresse qui ne tarde pas à débarquer tronçonneuse à la main. De cette idée saugrenue, une série de quiproquos et de catastrophes ne vont pas tarder à découler.

Notre critique:

A ceux que le synopsis n’aurait pas convaincu d’aller voir ailleurs, les quelques lignes qui vont suivre risquent de définitivement vous décourager tout en vous offrant le gros avantage de faire l’économie d’un ticket de cinéma. N’en déplaise aux nombreux abribus et autres supports publicitaires décorés depuis quelques jours de l’affiche de cette affligeante gauloiserie, MA FEMME S’APPELLE MARICE est à la comédie ce que le pâté de foie en boîte est à la gastronomie, gras, sans saveur et surtout lourd, très lourd à digérer. Jean-Marie Poiré nous a peut-être par le passé servi quelques bonnes « poilades » relevées (LE PERE NOEL EST UNE ORDURE, LES VISITEURS), cette fois-ci il boit malheureusement le bouillon en tentant à nouveau de faire de la tambouille avec une pièce de boulevard à succès.

Pour transposer des planches à l’écran ce vaudeville grotesque dont l’intrigue tient sur un confetti, quoi de plus logique que de faire appel au duo de la pièce, me direz-vous. Sauf que, au cas où certains en douteraient encore, acteur de cinéma çà ne s’improvise pas et qu’il ne suffit pas d’avoir une tête d’ahuri ou de se déguiser en travesti vulgaire en hurlant « bewwaaarrre » pour arriver à mettre une salle de spectateurs le cul par terre. Si le couple Laspalès-Chevalier ont autant de consistance et de finesse que des d’éléphants dans un magasin de porcelaine, force est de constater que le restant du troupeau venu en faire des kilos dans cette navrante gaudriole n’a rien à leur envier. Poiré a eu beau racler dans ses vieux carnets d’adresses pour faire de la figuration ou taper dans le casting européen pour faire rentrer les fonds, rien n’y fait, tout ce joli monde stagne au ras des pâquerettes, à se demander si il n’y aurait pas eu pendant le tournage un « concours du plus mauvais ».

Répliques creuses et ridicules, décors laids et tape à l’œil, mise en scène catastrophique découpée à la tronçonneuse, en arrivant à ce niveau de médiocrité, MA FEMME S’APPELLE MAURICE réalise l’exploit d’ériger au rang de chefs-d’œuvre bon nombre de nanars des seventies. Pierre Tornade et Jean Lefebvre ont encore de grands jours devant eux, quant à moi si rire vaut bien un bon steak, allez zou je file en vitesse chez mon boucher.

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Journaliste

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